The Lying Truth

« Les apparences sont trompeuses. Rien n'est vraiment ce qu'il semble être. »
 
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 Démons des Nuits [Kaos]

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MessageSujet: Démons des Nuits [Kaos]   Sam 28 Sep - 23:01

« Amber… Amber, tu es… »

Elle se redressa brusquement dans son lit, haletante. Elle avait étrangement chaud, et ses cheveux collaient à son front et à sa nuque. Le même rêve depuis des nuits… Le même mal de tête à chacun de ses violents réveils.

Amsbesis passa sa main sur son front pour écarter ses mèches et posa ses doigts contre sa tempe. Inspirant et expirant longuement, la bouche ouverte, elle s’efforça de calmer son cœur qui battait à tout rompre, ayant l’impression que l’air lui manquait. Elle détourna ses yeux endormis sur le réveil qui affichait quatre heures dix sept. Elle devait se faire une raison : elle n’arriverait pas à se rendormir cette nuit. Poussant un soupir, elle jeta ses jambes en dehors du lit, ses pieds rencontrant le sol froid.

Elle progressa jusqu’à sa salle de bain d’une démarche maladroite, et apposa ses mains sur l’évier, bras tendus. Elle contempla alors son reflet à travers le miroir : de sales cernes, un air endormi, les cheveux en bataille, et surtout, des lèvres qui demeuraient sans sourire. Elle alluma le robinet, recueillit de l’eau dans ses mains et se la jeta littéralement sur le visage, ce qui n’eut pas l’effet désiré. Elle n’était peut-être pas assez froide…

Pourquoi faisait-elle ce rêve ? Pourquoi seulement maintenant ? Et pourquoi cela la troublait-elle autant au point de la réveiller ? Des cauchemars, elle en avait fait, ah ça oui. Son inconscient, sadique avec elle, la tourmentait sur son identité qui pourrait être dévoilée, sur son éventuelle mort, ou pire, sur sa condition de cobaye si on estimait qu’elle était un « spécimen unique à analyser ». Mais elle avait fini par s’y faire : aucune raison que quelqu’un découvre qu’elle était en réalité un corbeau, alors ces cauchemars ne l’atteignaient plus spécialement. Cependant, si les rêves qu’elle faisait en ce moment étaient en théorie moins horribles, ils étaient pour elle bien plus éprouvants.

Elle se voyait assise à la bibliothèque, face à Sinéad. Ils discutaient normalement, comme de bons vieux amis… Avouons-le, même plus que cela. Et tout à coup, il la regardait avec de grands yeux surpris.

« Amber, tu as… Des ailes ? »

Elle se voyait tenter de se retourner pour voir, regardant dans tous les sens, affolée à l’idée que ses ailes puissent apparaître. Tout autour, les grandes étagères où étaient initialement rangés les livres étaient devenus des miroirs, des miroirs qui lui renvoyaient l’image de ses grandes ailes de plumes noires.

« Amber… Amber, tu es… »

- Un corbeau, siffla-t-elle entre ses dents, plissant le nez de colère – ou de désespoir, elle l’ignorait. Pour la première fois de sa vie, sa condition de volatile était devenue une gêne pour elle. Elle craignait qu’on la découvre… Non, pas qu’on la découvre, mais qu’il la découvre. Elle ravala sa salive. Pourquoi ?... Il aimait bien les animaux, non ? Il ne lui ferait pas de mal ? Elle ne l’imaginait même pas capable de la dénoncer à qui que ce soit, même à ses amis les plus proches ou à sa famille. Oui, mais…

Il fallait qu’elle retourne dormir. Il fallait au moins qu’elle essaie, sinon la journée allait être difficile pour elle. Amber lâcha un nouveau soupir avant de se redresser, s’appuyant sur ses mains, et atteignit le couloir pour pouvoir rejoindre sa chambre. Il n’y avait pas beaucoup de pas à faire entre la salle de bain et son lit, pourtant le chemin lui semblait insurmontable. La fatigue ou la tourmente ?... Elle l’ignorait, mais dans les deux cas, il fallait qu’elle les surpasse.

Amsbesis trébucha sur le tapis juste devant son lit et s’écroula lamentablement en avant.
Rideau noir.
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MessageSujet: Re: Démons des Nuits [Kaos]   Mar 22 Oct - 11:19

Bien qu’il ne fût pas violent en soi, le réveil ne fut pas agréable. Amber cligna plusieurs fois des yeux, lentement, avant de parvenir à les entrouvrir. Elle fut obligée de replier le bras sur son visage tellement la lumière lui semblait aveuglante… Pourtant, les rideaux étaient tirés et l’éclairage éteint. S’autorisant alors à laisser ses yeux se reposer, fermés, ce fut quelque chose d’autre qui attira son attention, ou plus précisément, qui lui fit mal : son corps. Ses jambes, ses bras, et en particulier sa nuque la tiraillaient. Il lui semblait pourtant qu’elle n’avait pas fait beaucoup d’efforts physiques dernièrement… Elle n’avait fait que trier et remettre les livres au bon endroit au boulot, et elle ne s’était pas transformée depuis un moment déjà. Pourtant, une autre douleur vint s’ajouter aux autres déjà existantes : son menton. Son menton ?... Après réflexions, ce n’était pas quelque chose de quotidien qui provoquait ses maux. Etait-elle tombée ?...

Amsbesis dut faire un effort pour ouvrir complètement les yeux et regarder autour d’elle. Son brouillard mental se dissipant peu à peu, elle se rendit enfin compte qu’elle n’était pas à sa place initiale. Une question fusa alors tout de suite dans son esprit : que faisait-elle par terre ? Qu’elle soit tombée d’un côté ou de l’autre du lit, encore, elle l’admettait, ça pouvait arriver… Mais impossible qu’elle ait roulé jusqu’au pied de son lit. Pourtant, elle ne se souvenait pas s’être levée cette nuit… Quelqu’un l’avait-elle déplacée sans qu’elle ne l’ait vu ni même senti ? Elle frissonna d’effroi, regardant subitement tout autour d’elle. La montée d’adrénaline l’obligea à se relever vivement, mais elle fut obligée de s’appuyer sur son lit pour se stabiliser, son mouvement rapide lui  déclenchant un vif tournis.
Une fois ses esprits repris, elle se redressa et observa tout autour d’elle. A première vue, rien ne semblait avoir disparu. En fait, rien n’avait changé… A part le tapis replié à ses pieds. Amber fronça des sourcils, agacée. Au moins, sous sa forme animale, elle n’avait pas ce genre de problèmes… Encore que. Peut-être était-elle en train de devenir trop humaine, justement ? Elle réfléchissait trop, beaucoup trop, et ça la rongeait à un tel point qu’elle en perdait les pédales.

Passant une main sur son visage, elle sortit de la chambre, marchant maladroitement dans le couloir. Elle dut s’appuyer à plusieurs reprises sur les murs pour conserver son équilibre, mais elle parvint sans trop de difficultés à accéder à sa cuisine. Bwah… Elle n’avait même pas faim. La jeune femme fit alors demi-tour et rejoignit en quelques pas la pièce à côté, le salon. Elle se traina lentement jusqu’au canapé et s’affala dessus, saisissant d’un geste distrait la télécommande de la télévision pour l’allumer. Un vieux feuilleton s’afficha alors, et les rires en voix-off l’apaisa légèrement. Amb’ se détendit, s’enfonçant un peu plus dans son canapé, avant de réfléchir à nouveau. Il lui semblait qu’elle devait faire quelque chose, mais elle ne se souvenait pas de quoi… Son regard se posa sur sa box, sous la télé. Elle affichait neuf heures trente huit. Tiens, il était rare qu’elle se lève aussi t…

- MERDE !

Elle bondit de son canapé, frappée par la révélation. Voilà ce qu’elle avait oublié… Aller travailler ! Elle imaginait déjà la réaction de ses deux patronnes lorsqu’elle se présenterait en retard, la mine déconfite et des cernes énormes sous les yeux. Elles penseraient sûrement qu’elle avait la gueule de bois et que le réveil s’était fait trop difficile pour se lever aussi tôt. Amber frappa son front de sa paume, ce qui ne fit qu’accentuer son mal de tête. Elle manquait cruellement de sommeil… Mais elle se devait de répondre à ses devoirs.

Amber se précipita donc jusqu’à sa salle de bain, mais elle se perdit bien vite dans ses pensées lorsque son reflet dans le miroir lui rappela quelque chose. Intriguée, elle leva la tête et posa ses yeux ambrés sur cette égratignure au menton… Là où ça lui faisait mal depuis qu’elle s’était réveillée. Cette nuit… Oui cette nuit, elle s’était bien levée d’elle-même. Elle était venue ici, s’était longuement observée dans le miroir parce qu’elle avait cauchemardé. Elle ferma les yeux un instant. Son reflet lui était désormais insupportable… Pourtant, elle avait toujours apprécié sa forme humaine avant. Elle n’avait pas à se plaindre, le hasard, la magie ou elle ne savait quoi l’avait plutôt bien formée… Suffisamment pour passer discrète, pour se fondre dans la masse, c’était tout ce qui comptait pour elle.

Elle finit, au bout de quelques minutes, par se hisser dans sa douche et tira les rideaux, bien que ce ne soit pas nécessaire. C’était juste une façon pour elle de s’enfermer dans sa petite bulle, et accessoirement de retenir la vapeur et le chaud. Puisqu’elle était en retard, autant prendre son temps, d’autant plus qu’elle avait vraiment besoin de calme et de repos.
Elle appuya son dos sur la faïence de sa douche et laissa l’eau la réchauffer. Elle était bien, là, à ne rien faire, même pas à réfléchir, seulement à profiter. Amber resserra ses bras autour d’elle : c’était probablement l’une des choses qu’elle préférait le plus avec les livres, prendre sa douche, même si elle serrait les dents à chaque fois que sa facture d’eau arrivait chez elle. Elle rouvrit un instant les yeux afin de s’emparer de son shampoing et d’en verser sur ses cheveux, puis se les lava distraitement.

*DRRRIIIIIINGGGGGGGG*

Malgré son sursaut, Amber ferma immédiatement le robinet et leva la tête, attentive. Elle mit quelques secondes avant de comprendre qu’il s’agissait de son téléphone. C’était tellement rare qu’on l’appelle qu’elle en avait carrément oublié son existence… Mais qui pouvait bien lui passer un coup de fil à cette heure ? Probablement les deux mégères qui l’attendaient. Elle soupira et rouvrit vivement le rideau avant de tendre la main vers sa serviette qui… Sa serviette qu’elle avait oubliée sur le pendoir, à l’autre bout de la pièce. Amb’ souffla et tenta tant bien que mal de se réchauffer en se frottant les bras tout en trottinant jusqu’à son linge qu’elle arracha de son pendoir. En la nouant autour d’elle, elle se demanda comment elle avait fait pour l’oublier… C’était pourtant devenu un réflexe au fil des mois. Etait-elle perturbée à ce point ?

La jeune femme traversa le couloir, les pieds mouillés, et pénétra dans le salon pour accéder au téléphone posé à côté du canapé. Elle observa un petit moment les boutons afin de savoir comment consulter les appels manqués, en essaya quelques uns qui ne fonctionnèrent pas, puis elle finit par trouver la combinaison. Bon, maintenant qu’elle avait le numéro sous les yeux, elle n’avait plus qu’à rappeler… Et si c’était Kaos qui avait essayé de la joindre ? Pourquoi aurait-il fait ça ? Amber rentra le numéro, appuya sur le bouton d’appel et porta le combiné à son oreille en faisant des allés retours dans le salon. Se rappelant tout à coup sa tenue entre quelques « bip » sonores, elle riva ses yeux par la fenêtre, et constata qu’on pouvait effectivement la voir. Elle retourna alors faire les cent pas dans le couloir, jusqu’à ce que quelqu’un décroche.

- Allô ? Euh… Vous avez tenté de me--
- Ammmmbeeeer ? Mais que faites-vous bon sang ?!

La jeune femme roula des yeux. Ce n’était pas Kaos, mais bien l’une de ses patronnes… Quelle joie.

- J’ai eu… Une panne de réveil. Excusez-moi.
- Vous avez plutôt intérrrrêt à vite venir trrrravailler !
- Oui, je fais au plus vite, madame. Au r--


Trop tard, la mégère avait déjà raccroché. Plus ça allait, et moins elle pouvait supporter ses supérieures, en particulier celle-ci ! Poussant un long soupir, Amb’ retourna dans le salon pour reposer le téléphone. Mais lorsqu’elle repassa devant la fenêtre et qu’elle y jeta distraitement un coup d’œil, elle vit que quelqu’un était posté dans le parking, immobile, et qu’il observait dans sa direction.
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MessageSujet: Re: Démons des Nuits [Kaos]   Jeu 28 Nov - 15:50

Le premier réflexe qu’elle eut fut celui de se reculer. Elle le fit dans une telle précipitation qu’elle se heurta douloureusement au sofa, situé à quelques mètres derrière elle, et manqua de basculer par-dessus. Son cœur battait à tout rompre : décidément, rien n’allait comme il fallait aujourd’hui… La jeune femme resserra sa serviette autour d’elle et se dirigea en courant vers sa salle de bain, dans laquelle elle s’enferma à clé.

Et si c’était cet homme qui l’avait blessée au menton ? Et si c’était lui qui l’avait déplacée cette nuit ? Et si c’était lui, tout simplement… Qu’est-ce qu’il avait pu lui faire ?! Amber fut prise d’un brusque tournis et elle s’adossa vivement à la porte de la salle de bain en soufflant bruyamment. Non, non, non… C’était impossible qu’il soit rentré comme ça. Non seulement il n’avait pas les clés, mais en plus de cela il n’avait en toute logique pas accès au bâtiment en lui-même. Et si c’était l’un de ses voisins ? Ou quelqu’un qui travaillait ici en temps que concierge ou autre ?... Frissonnant d’effroi, le corbeau déglutit et réfléchit rapidement. Elle n’avait pas eu l’occasion de croiser tous les habitants de l’immeuble, alors son hypothèse était plausible…

Elle se jeta tout à coup devant le miroir et s’observa dans les moindres détails. Jusque là, elle n’avait regardé que son menton qui la picotait, mais pas les autres parties de son corps… Se tournant et se retournant, elle ne vit aucun bleu, aucune marque qui aurait pu témoigner d’une possible agression. C’était donc qu’elle était bien tombée toute seule… Du moins, elle l’espérait. Maintenant que ce problème était plus ou moins réglé, elle pouvait s’attarder sur un autre, beaucoup plus conséquent selon elle : Comment sortirait-elle de la maison ? Et si ce type n’attendait que ça ? Elle ne pouvait pas courir ce risque. Jouer les héroïnes et finir oubliée dans un fleuve ? Ah ça non ! Elle préférait autant revenir à sa vie sauvage…

Revenir à sa vie sauvage… Et si ?... Non, c’était complètement absurde. Certes, se transformer était le seul moyen de sortir d’ici sans s’exposer au danger – encore que –, mais c’était aussi ce qui pouvait réduire sa vie humaine à néant… Sa vie tout court, en fait. Et ça, elle ne le voulait absolument pas. Elle était donc définitivement bloquée ici jusqu’à nouvel ordre. Et à vrai dire, même si cet homme venait à s’en aller, elle aurait beaucoup de difficultés à se rendre à l’extérieur malgré tout. Qui disait qu’il n’allait pas la suivre ou tout simplement se cacher pour l’attraper par surprise ? C’était même pire que ce qu’il faisait actuellement. Et pourquoi elle, bon sang ?!

Soudainement, une idée fusa dans sa tête. Sans plus attendre ni même prendre le temps de s’habiller, elle ouvrit la porte à la volée et se jeta dans le couloir, en direction de la porte d’entrée. Elle s’arrêta juste devant, pivota pour faire face à l’armoire qu’elle ouvrit et y attrapa son sac. Fouillant quelques instants dedans, elle en sortit un morceau de papier et ne prit pas la peine de dissiper un soupir de soulagement. Ce papier… Le numéro de téléphone que Kaias lui avait laissé. Autant dire qu’il tombait à pic.

Amber fit alors demi-tour, abandonnant son sac et son armoire ouverts, et se rua jusqu’au téléphone  du salon. Se baissant pour ne pas être vue, elle risqua tout de même un bref coup d’œil à l’extérieur et la vue de la silhouette noire l’obligea immédiatement à cacher davantage. Elle marcha ainsi jusqu’au combiné téléphonique et dut composer le numéro deux fois tellement sa main tremblait.

*Tuuuuuuuuut… Tuuuuuuuuut… Tuuuuuuuuut…*

- Allez réponds, par pitié Kaias… murmura-t-elle en se mordant la lèvre inférieure.
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MessageSujet: Re: Démons des Nuits [Kaos]   Jeu 28 Nov - 19:22


Ses paupières se révulsèrent d'un sursaut à l'entente d'une mélodie perçante. Une vague de sons distordus le frappa de plein fouet. La joue écrasée contre l'appuie-bras du canapé, Kaos grimaça de dédain, papillonna des yeux et retroussa les narines en cherchant à se tourner sur le dos. L'afflux de sang dans ses tempes lui tambourinait dans la tête. Il tendit le bras, écrasa sa paume sur la table basse devant lui, racla sa surface de ses ongles et heurta ses jointures contre les contours de plastique de l'appareil.

Ses doigts se refermèrent dessus et le porta devant ses yeux, tout en se roulant sur le dos, appuyant son avant-bras sur le front.
Ergngnh...
Son pouce écrasa l'écran tactile, et il porta l'appareil entre son oreille et son épaule. Il ouvrit la gueule, la voix encore groggy par la fatigue:
Oui, j'écoute ?...
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MessageSujet: Re: Démons des Nuits [Kaos]   Jeu 28 Nov - 19:40

L’attente lui parut interminable, et l’espoir s’estompait progressivement à chaque tonalité d’appel, celle qui se répétait en boucle depuis quelques secondes déjà, la retenant dans une angoisse qu’elle n’avait alors jusque là jamais connue. Tout à coup, le silence se fit, et Amber en sursauta presque. Elle s’attendait à ce que le message de la boîte vocal prenne la relève, mais il n’en fit rien. Quelqu’un à l’autre bout de l’appareil marmonna d’une voix pâteuse :

- Oui, j'écoute ?...

Le cœur d’Amb’ fut allégé par le soulagement. Enfin, elle s’autorisa à respirer.

- Kaias ? Kaias, c’est Amber !

A l’entendre, on comprenait déjà qu’elle faisait face à un souci. Elle parlait vite, peu distinctement et semblait presque essoufflée. Ca la changeait bien de ses masques habituels… Le corbeau n’attendit pas une seconde de plus pour détailler ce qu’il lui arrivait.

- J’ai, j’ai un souci… J’ai besoin de toi. (Elle s’efforça de calmer son angoisse et par conséquent les tremblements dans sa voix) Je crois que… Je crois que quelqu’un m’attend en bas, et je ne le connais pas du tout. Il me fixe par la fenêtre de mon salon depuis un moment, je ne sais pas quoi faire et je suis censée aller travailler ! (Marquant une pause, elle se redressa doucement pour jeter un coup d’œil par la baie vitrée : l’homme était toujours présent, mais heureusement pour elle, il regardait ailleurs) Et il est encore là…

Peu habituée à demander de l’aide à qui que ce soit, Amber ne put s’empêcher de culpabiliser : elle l’avait probablement réveillé, à en entendre sa voix. Cependant, il s’agissait là d’un souci qui méritait, et plus précisément qui nécessitait l’intervention de quelqu’un qui serait capable de faire fuir cet étrange personnage. Et manque de chance pour lui, il n’y avait que Kaias qui pouvait remplir ce rôle… En dehors de Sinéad.
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MessageSujet: Re: Démons des Nuits [Kaos]   Jeu 28 Nov - 20:33


— « Kaias ? Ce-dernier lorgna des yeux vers la droite, se passant une main dans les mèches de ses cheveux en bataille.
Kaias, c’est Amber !» Lentement, il se hissa en position assise, voutant le dos.
— « Ohh, Amber... Tu vas bien ? » il lâcha, esquissant faiblement un sourire en prononçant son nom. C'était la jeune femme qui s'était faite traquée, à Roosevelt. Après avoir frotté ses yeux des doigts d'une main ( il tenait le cellulaire de l'autre ), il posa son bras et son coude sur sa cuisse, se remettant du premier choc.
— « J’ai, j’ai un souci… J’ai besoin de toi. poursuivit Amber, la voix inquiète. Kaos ne put s'empêcher de sourciller, malaisé. Il n'avait pas l'impression qu'il s'agissait d'un appel de courtoisie. Il troqua son malaise pour du sérieux.

Je crois que… elle hésitait. Je crois que quelqu'un m’attend en bas, et je ne le connais pas du tout. » Kaos fronça ses sourcils, tournant la tête vers la droite, jetant un coup d'oeil à la fenêtre et à la lumière qu'elle dégageait. Il me fixe par la fenêtre de mon salon depuis un moment, je ne sais pas quoi faire et je suis censée aller travailler !
— « Oh,... eum... » il lâcha, un peu distrait par les éclaircies dehors. Amber pépia:
« Et il est encore là… » elle murmurait si bas qu'il du coller son appareil à son oreille. Il inclina sa tête vers le bas, poussa un soupir et se résigna à lever un nouveau sourire, plus marqué, cette fois.
— « Héé là, du calme. » Il dit en fermant les paupières, laissant son dos reposer contre le dossier du canapé sur lequel il s'était endormi. « Je vais t'aider, pas de panique, ha-ha... » Sa main dans ses cheveux se glissa dans sa nuque, qu'il se mit à frotter, faute de quoi: « O.k., Premièrement, où est-ce que ton immeuble se trouve ? »
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MessageSujet: Re: Démons des Nuits [Kaos]   Mer 4 Déc - 11:20

De plus en plus nerveuse à l’idée que cet homme soit un danger, mais également qu’elle perde son emploi, Amber porta son pouce à ses lèvres et mordilla son ongle, attendant une quelconque réponse de Kaos. Chacune d’entre-elles se faisaient d’ailleurs désirer, et il lui semblait qu’elles peinaient à arriver… Mais peut-être était-ce encore l’une de ses impressions étranges, celles qui jouaient volontairement avec ses nerfs, celles qui la torturaient et s’apparentaient à des individus qui riaient d’elle, de sa faiblesse, de sa vulnérabilité... Corbeau cloué au sol. Quelle ironie.

- Héé là, du calme.

Kaias semblait aussi embêté qu’elle, et elle en était désolée. C’était vrai ça, pourquoi est-ce qu’il devait se charger d’elle ? Il l’avait effectivement sauvée une fois, mais ça ne signifiait rien ! Il n’avait pas le rôle d’ange-gardien ou on ne sait quoi encore ! Il avait simplement été là au bon moment. Et là, ce n’était pas le cas ! Elle le dérangeait pour qu’il vienne ! Cependant, l’angoisse était-elle décida de ne pas revenir sur ses pas malgré que l’idée ait traversé son esprit.

-  Je vais t'aider, pas de panique, ha-ha...

Elle parvint à retenir un soupir de soulagement. Sa simple présence la rassurerait, ça ne faisait pas l’ombre d’un doute, mais elle espérait aussi que cela ferait fuir l’homme malfamé. Qui était-il ? Pourquoi venait-il ici ? C’était sûr maintenant, il était venu pour elle. Mais quelles étaient ses intensions ? A nouveau, Amsbesis se redressa lentement pour jeter un coup d’œil furtif par la fenêtre. L’individu était toujours là, de dos, et il lui semblait que… Oui, il était bien en train de passer un coup de fil. A qui ? Pourquoi à cet instant ? Il n’était donc pas seul ?

- O.k., Premièrement, où est-ce que ton immeuble se trouve ?

Le souffle coupé, Amber ne parvint pas tout de suite à lui répondre. Pourtant, elle le devait. Non seulement pour prouver qu’elle allait toujours bien pour le moment, mais aussi pour ne pas laisser durer cette histoire. Plus elle attendait, et plus les choses pouvaient s’envenimer… Bien qu’il ne se passe rien de grave pour le moment. Après tout, ce n’était qu’un voyeur qui restait en bas de son bâtiment ! Pas de quoi s’inquiéter…

- Depuis le centre-ville… La bibliothèque. Tu vois où est la bibliothèque ? (Elle n’attendit pas sa réponse et continua) Et bien tu continues toujours tout droit. Tu vas sortir du centre-même et tu vas atterrir sur une rue en pente, une rue bordée d’arbres et de maisons. Après la pente, tu prends à gauche. Il y a un grand portail et un parking relativement vide. C’est ici. Le portail est ouvert à cette heure-ci… C’est à dix minutes, même pas.
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MessageSujet: Re: Démons des Nuits [Kaos]   Jeu 5 Déc - 0:15


Il lui sembla qu'il n'entendait plus la voix de la jeune femme au bout de l'appareil.
Amber ? Il n'eut pas de réponse. Il jeta un regard inquiet en direction de son ombre, sur le mur derrière le canapé où il se trouvait.
Elle répond pas il lui dit en baissant l'appareil de son oreille, la mine dépitée. Son ombre répondit par un haussement d'épaules. Ils s'échangèrent un bref regard, puis, Kaos reporta le cellulaire à son oreille.
— « Amber est-ce que t'es encore là ? il réitéra, crispant ses doigts dessus. La voix reprit:
Depuis le centre-ville… Kaos se sentit se détendre. Il porta son cellulaire à son front, poussant un soupir. Elle était probablement perdue dans ses pensée. Il l'écouta: La bibliothèque. Tu vois où est la bibliothèque ? » En s'éloignant de l'appareil:
« Sors moi une carte , il lança, en levant le bras. Son ombre tendit alors sa main et il l'imita. Dans celle-ci se matérialisa, lentement, une carte de la ville en question.
Et bien tu continues toujours tout droit. » Kaos posa la carte froissée sur la table-basse devant lui. Après avoir posé son cellulaire dans le creux de son épaule il écrasa ses paumes sur la surface de la table. Tu vas sortir du centre-même et tu vas atterrir sur une rue en pente, une rue bordée d’arbres et de maisons, poursuivait Amber, alors qu'il suivait du doigt le chemin qu'elle lui décrivait.

« Après la pente, tu prends à gauche. Il y a un grand portail et un parking relativement vide. C’est ici. » son doigt s'arrêta sur le grand portail. Il échappa un Bingo à mi-voix. Le portail est ouvert à cette heure-ci… C’est à dix minutes, même pas. Kaos releva la tête, l'index planté dans la carte
« À dix minutes de la bibliothèque? Compris. » Il se précipita debout, se tourna vers la fenêtre et s'y dirigea, l'ouvrant grande. Une bouffée d'air frais l'envahit. Le pied sur le rebord, il lança alors:
— « Tu penses que tu peux tenir encore 15 minutes ?
Il reprit, la voix plus ferme.
J'arrive dans 15 minutes. » Tonalité. Il glissa son cellulaire dans sa poche - , s'arracha de ses vêtements d'un bond - déjà quadrupède, les dématérialisant dans son saut. Il n'y avait pas une seconde à perdre ! Son ombre se lança à ses trousses.
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MessageSujet: Re: Démons des Nuits [Kaos]   Ven 6 Déc - 11:15

Contrairement à ce qu’elle eut pensé, son explication avait été assez claire pour Kaias qui finit par lui répondre :

- À dix minutes de la bibliothèque? Compris.

Elle fut soulagée de l’entendre prononcer ces quelques mots. Enfin, son calvaire allait prendre fin… Bon, il restait encore cette histoire avec les deux mégères qui allaient lui reprocher un retard beaucoup plus long que prévu, mais comparé à ce qu’il lui arrivait en ce moment, ce n’était rien.

- Tu penses que tu peux tenir encore 15 minutes ?

Amber dut se répéter deux fois la question avant d’en comprendre le sens. Pourquoi parlait-il de tenir ? Est-ce qu’il était conscient de ce qu’il lui arrivait ? Non, elle devait se faire des films. Il n’était pas dans ce coup, impossible donc qu’il sache quels dangers elle encourait. Malgré tout, la phrase fit gonfler la boule dans son ventre, et elle grimaça. Elle s’apprêtait à répondre quand Kaias reprit la parole sur un ton un peu plus ferme, presque déterminé.

- J'arrive dans 15 minutes.

Elle n’eut pas le temps de lui répondre que déjà la tonalité de fin d’appel lui cria dans les oreilles. Elle reposa à la hâte le téléphone dans son boitier et, réalisant alors enfin que Kaias allait vraiment venir, elle songea au fait qu’elle n’était pas encore habillée et coiffée. En revenant vers le couloir, elle ne put cependant s’empêcher de regarder une nouvelle fois vers sa baie vitrée… L’homme n’était plus là. Il n’était plus là. La panique prit Amsbesis d’assaut, et elle lâcha un petit cri étouffé. Où était-il passé ? Etait-il parti ou au contraire, gravissait-il les étages de l’immeuble pour la trouver ?... Coupant court à ses pensées, elle se jeta dans le couloir et, une fois dans la salle de bain, claqua la porte pour la fermer à clé. Quinze minutes… Elle n’avait que quinze petites minutes à tenir. De plus, sa porte d’entrée était fermée… Et quand bien même il déciderait de l’enfoncer, ses voisins entendraient et comprendraient qu’il y avait un souci. Enfin… Elle l’espérait.
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MessageSujet: Re: Démons des Nuits [Kaos]   Dim 8 Déc - 16:38


Quinze minutes. Quinze minutes, quinze minutes quinze minutes quinze minutes. Il savait que traverser les ruelles et déboucher sur le boulevard principal prenait plus de quinze minutes. Il savait qu'à partir du boulevard, il lui faudrait vingt-trois minutes avant d'atteindre la bibliothèque. Ajouté à cela le dix minutes supplémentaires pour atteindre l'immeuble d'Amber...

Quinze minutes était un laps de temps bien optimiste.
Heureusement pour lui, il n'avait pas besoin de traverser les ruelles, affronter le trafic de voitures du boulevard et jouer des coudes sur les trottoirs. Heureusement pour lui, sa débrouillardise payait: Après être sorti par la fenêtre, Kaos se réceptionna sur le balcon extérieur, bondit sur l'acier froid du garde-fou et tendit le cou afin de s'assurer que la voie était libre. Elle l'était. Il s'accroupit, porta tout son poids dans ses pattes postérieures et les défléchit en se lançant dans le vide, tout au haut du 5 ème étage.

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Au lieu de s'écraser au sol, il étira ses pattes et déploya son aura, qui s'agrippa aussitôt au mur de l'immeuble voisin. Kaos s'arrêta de tomber, soudain suspendu dans les airs. Il eut un sourire pour lui-même. Les rayons du soleil tracèrent les contours de son aura qui avait pris la forme de pattes d'araignée.

Elles se mouvèrent.

D'abord lentement, puis, avec plus d'entrain, elles le tractèrent sur le toit de l'immeuble voisin. Il baissa les yeux. Heureusement pour lui que ce quartier était vide. Résider à Roosevelt avait ses avantages. Il fit se secouer l'une des pattes d'aura afin de vérifier l'état de ses articulations. Son constat fait, il les planta dans le béton ( marquant ce-dernier de seize petites marques en forme de peigne ), avant de les faire disparaître.

Il devait se concentrer pour les rendre immatérielles. Heureusement, il n'était pas dans une situation qui nécessitait beaucoup d'attention ailleurs. Après avoir testé leur adhésion et leur invisibilité, Kaos se lança à toute hâte, quatre à quatre, traversant les ruelles et débouchant sur le boulevard en coupant par les toits et les murs.

Il déambula les kilomètres de distance sans trop d'accrocs. Si les pattes faisaient toutes d'elles-mêmes, il devait quand même s'assurer de les manoeuvrer afin de s'éviter de se fracasser la tête à toute hâte contre un mur en béton.
Lorsqu'il vit l'immeuble d'Amber dont il était question, il mit les freins et s'infiltra de petits pas en douce vers le sol, les oreilles et la truffe attentives afin d'éviter de mauvaises surprises. Son inattention fit se dissiper les pattes d'araignées. Lorsque sa patte de loup toucha le bitume, elle devint un pied: il s'empressa de matérialiser ses vêtements en même temps, sous-vêtements, jeans, souliers, chemise, tout en marchant. Lorsqu'il sortit des ombres pour se diriger vers le parking, il enfilait sa veste rouge.

Il eut un tressaut. Il glissa sa main dans la poche de la veste pour en sortir son cellulaire.

19 minutes. Il se mordit la lèvre. Bien qu'il ne connaissait pas le numéro d'Amber, il se dit qu'il pouvait peut-être y avoir accès avec Redial.

Il appuya sur le bouton, troquant sa marche assurée pour s'avancer d'un bon pas. Il porta l'appareil à son oreille, tout en se concentrant à traverser le parking le plus rapidement possible.
Réponds... réponds... Il jeta un regard par-dessus son épaule. D'ailleurs, Amber ne lui avait-elle pas fait mention que le quelqu'un qui l'attendait se trouvait en bas? Il s'arrêta de marcher, jetant un regard circulaire. Il ne lui semblait voir personne. Bizarre...
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MessageSujet: Re: Démons des Nuits [Kaos]   Mer 11 Déc - 12:00

Amber n’avait même pas eu besoin de se sécher : les allers-retours entre le salon et la salle de bain avaient fait le travail à sa place. Elle s’était donc habillée à la hâte, avait donné quelques coups de brosse à ses cheveux et avait tout remis en ordre : la serviette, l’évier et la douche. Lorsqu’elle sortit de la salle de bain, elle s’arrêta au milieu du couloir et jeta un coup d’œil circulaire, méfiante. Elle n’avait pas entendu de bruit, mais… Non, c’était absurde. Personne n’était rentré dans son appartement. D’ailleurs, peut-être qu’elle se faisait des films depuis la seconde où elle avait aperçu cet homme. Et s’il s’agissait simplement d’un individu qui attendait quelqu’un qui habitait ici ? Cela expliquerait le coup de téléphone… Et l’attente, si longue, si étrange. Cela signifiait donc qu’il avait du partir ?... Amber ne parvint tout de même pas à se rassurer. Il y avait quelque chose de pesant dans cette situation… Elle avait l’intuition que ça n’était pas aussi simple.

Le corbeau s’obligea à se remettre en marche et se hâta jusqu’à sa chambre où se trouvait le seul objet susceptible de la trahir : son bracelet d’élevage. Tendant le bras vers une boite à bijoux posée sur un meuble en hauteur, elle s’en empara et l’ouvrit rapidement. Le petit anneau en métal gravé était toujours là, intact. Amsbesis regarda vivement autour d’elle, cherchant un lieu sûr où le cacher, mais elle ne trouva rien qui la satisfit. Elle laissa échapper un grognement témoin de son angoisse et finit par se tourner vers le lit. Son regard se posa sur la fenêtre, ou plutôt se perdit à travers, tandis qu’une pensée fusait dans son esprit : il fallait qu’elle s’en débarrasse. D’ailleurs, pourquoi gardait-elle cela ? Elle ne pourrait pas totalement retrouver sa condition de volatile. Elle ne redeviendrait pas définitivement un corbeau. Elle ne le pouvait pas, elle ne le voulait pas. Trop de choses avaient changées.

Amber reposa la boite à bijoux vide à sa place initiale et glissa le bracelet dans sa poche. Après le travail, elle irait s’en débarrasser n’importe où. Et si elle pouvait y mettre deux ou trois coups afin que l’inscription ne soit plus visible, elle le ferait également. Pourtant, sa détermination retomba lorsqu’elle entendit quelqu’un frapper à la porte. En plus des frissons désagréables qui parcoururent son dos, elle se sentit pâlir et se jeta hors de sa chambre, fermant, paradoxalement, la porte de la façon la plus douce qui soit. Autre chose la fit alors sursauter : elle tourna vivement la tête vers le salon lorsqu’elle entendit le téléphone sonner. En plein dilemme, elle ne bougea pas pour autant… La sonnerie retentissait, encore et encore. Une boule au ventre, la jeune femme demeurait immobile au beau milieu de son couloir. Décrocher lui paraissait beaucoup plus surmontable qu’aller ouvrir la porte, mais elle ne pouvait pas faire cela, c’était irrespectueux si la personne qui attendait derrière la porte était quelqu’un de tout à fait honnête.

Elle décida alors d’esquisser quelques pas vers sa porte d’entrée, non sans méfiance, son mal de ventre ne faisant que s’accentuer davantage à chaque pas. Etrangement, le couloir lui paraissait sombre et très étroit, trop étroit… Cela lui rappelait vaguement ces romans qui décrivaient l’allée de la mort, l’allée de l’Enfer… C’était l’Enfer, ah ça oui. Et elle s’y jetait, n’ayant pas le choix. Elle ne réalisa même pas que la sonnerie de son téléphone avait cessé.

Bien heureusement, sa porte était dotée de cette chose dont elle ne connaissait pas encore le nom et qui permettait de voir à l’extérieur. Sur la pointe des pieds, elle y jeta un coup d’œil. Son cœur rata un battement lorsqu’elle vit l’homme qui attendait en bas. Vêtu d’un costard, de chaussures et d’une valise noirs, il portait sur sa tête un chapeau qui dissimulait aisément son visage. Amber recula vivement, retint un cri apeuré et resta figée là, incapable de faire quoi que ce soit. Il était là pour elle. Vraiment.

- Il y a quelqu’un ? fit l’homme de sa voix grave, toquant à nouveau à la porte.

« Non, il n’y a personne, personne, personne… » pensa fortement Amber tandis qu’elle reculait pas à pas. Elle savait qu’il n’y avait pas de meuble ou d’obstacle sur son chemin, alors elle pouvait encore s’éloigner jusqu’à ce qu’elle atteigne le salon. Une fois qu’elle y serait parvenue… Elle aviserait. Elle appellerait sûrement Kaias. D’ailleurs, que faisait-il ? Les quinze minutes n’étaient pas encore passées ?!
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Démons des Nuits [Kaos]

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