The Lying Truth

« Les apparences sont trompeuses. Rien n'est vraiment ce qu'il semble être. »
 
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 Cours du soir

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MessageSujet: Cours du soir    Ven 22 Fév - 20:02

    Elle avait regardé les enfants partir un à un de ce bâtiment, en parlant avec une voix suraiguë, à bonne distance. Les bébés bipèdes avaient l'air vraiment effrayants et cruels... Mais certains étaient mignons, enfin, extérieurement. De grands bipèdes les accompagnaient parfois.
    Là était le point qu'Edwige ne comprenait pas. Pourquoi les parents s'occupaient de leur portée si longtemps ? Il ne luis avait fallu que quelques mois pour quitter le nid ! Et eux, pour les plus malchanceux et plus pitoyables, ils ne le quitteront peut-être jamais. Ces bipèdes, vraiment...
    Après, plus personne. Même les professeurs étaient parti.
    C'était le moment.

    La demoiselle blanche s'avança, regardant à gauche, puis à droite. Personne ? Un léger sourire s'afficha sur son visage, et elle trottina vers la bâtisse, sûre d'y trouver des merveilles. Elle s'approcha des grandes portes et tira la poignée. Sans succès, fermé. Edwige déglutit et tourna le dos aux portes. Toujours personne ? Bien !
    Elle entreprit de faire le tour. Son cœur s'emballait légèrement. C'était du vol non ? Et rentrer dans les bâtiments sans y être autorisé, c'était puni par la loi ? Allait-elle aller en prison ? Au lieu de frissonner, elle sourit. De l'aventure. C'était sans doute comme cela que l'on appelait toute ces choses. Être une chouette lui manquait terriblement, mais elle n'aurait jamais appris autant de notion en étant sur deux pattes. L'aventure, par exemple... En tant qu'humain, son contraste est plus intense ! Survivre en tant qu'humain est palpitant ! La nourriture te tombe dans le bec, et la vie est paisible, mais la nouveauté est qu'il y avait des limites aux libertés. Et les franchir, c'était l'aventure.

    La voilà dans la cour. Le sol craquelé, déchiré par le temps, et l'ambiance morbide qui venait comblé le vide. C'était une pleine de bitume immense, avec quelques structures étranges parmi lesquelles Edwige s'aventura. Deux chaines attachant une planche à des barres de métal, un demi cylindre ondulé relié à une échelle...
    Que diable pouvaient-ils faire avec ça ?! Edwige ne comprenait pas du tout. Tout lui était étranger ici. Elle soupira et se redirigea vers l'école, cherchant une autre porte. Qu'elle trouva.
    Elle tenta d'ouvrir : rien.
    Edwige fit la moue. Elle n'aimait pas tellement la violence. Mais elle brusqua la porte, la secouant autant qu'elle pouvait.
    Toujours rien. Être mince était une chose, avec du muscle dans les bras en était une autre !
    Elle fronça les sourcils.


    - Fichue porte... murmura-t-elle.

    Elle hésita, puis son regard tomba sur une fenêtre. Mais bien sur ! Elle chercha une brique qui seraient à terre - cet endroit semblait tomber en ruine !- et trouva son bonheur. Eh, c'était pas léger !
    Elle regarda la fenêtre, un air désolé sur le visage, et brandit la brique.
    A la une... A la deux... A la.. AAAAH ! Fichtre, Sacrebleu, un truc dans le reflet ! Slenderman ?! Edwige laissa un cri de surprise sortir de sa bouche, et en lacha la brique, qui tomba à coté de son pied.
    La demoiselle blanche se retourna.


    - Je...

    Une excuse, vite ! Hmm... Venir chercher sa soeur, c'était un peu trop tard non ?


    - J'ai oublié mes affaires ! C'est urgent ! Promis !
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MessageSujet: Re: Cours du soir    Ven 22 Fév - 20:46

Adossé contre la clôture qui séparait la cour des enfants du trottoir, Kaos regardait pensivement l'écran de son 'appareil de contact' , que les humains se plaisaient à appeler cellulaire. Il le faisait tourner et tourner entre ses doigts. La précédente discussion qu'il avait eue sur cet appareil lui avait laissé un amer goût dans la bouche. Il sen sentait presque trahi.

C'était le Boss qui venait d'appeler. Il lui avait dit - ordonné plutôt - de demeurer à Éden et de n'y sortir sous aucun prétexte. Lui qui avait l'habitude de voyager à côté de celui-qui-lui-avait-sauvé-la-vie dut vite se résoudre à abandonner son désir de liberté: il devait se soustraire à lui obéir, après tout. Pourquoi Eden, d'ailleurs? Qu'y avait-il de si spécial dans cette métropole aux quartiers disparates !? Comme il ne voulait pas contredire son ' super-alpha', Kaos avait platement accepté la mission, non sans grincer les dents. Est-ce que le boss s'était mit à douter de ses compétences ? Est-ce qu'il avait mal-fait et le Boss avait décidé de le punir en lui coupant son l'accès à son passe-port ( faux certes, mais nécessaire )? Quoiqu'il en fut, une chose était désormais sûre: Kaos était coincé dans Eden et dans sa ville satellite - il pouvait aller à Goldenhill s'il le voulait - et tout ça pendant un mois (très exactement). Autant se trouver quelque chose à faire pour tuer le temps...

Après avoir poussé un soupir, son front se creusa d'une ride de souci, alors que ses épais sourcils se froncèrent d'impuissance. D'un tour de main, il rangea son cellulaire dans la poche de sa veste ( qui l'engloutit ensuite pour la stocker dans son ombre ) la ressortit pour se masser les tempes, voûtant le dos. Il frappa ses paumes ensemble, serra les poings, cherchant à se reprendre en main. Allons, un mois ce n'était pas long, et puis, Eden avait son lot d'attractions, non? Autant tuer le temps avec le sourire ! Il se redressa, levant la tête, constatant que le soleil commençait à se coucher. Le son d'une cloche lui vrilla les tympans sans qu'il ne grimace, et l'école se vida de ses élèves et de ses professeurs, qui semblaient bien pressés de partir. Trente minutes s'écoulèrent. La dernière voiture toussa et s'éloignait déjà. Kaos, toujours adossé à la clôture, décida de l'escalader aisément, folâtrant d'un côté à l'autre, se hasardant vers les structures métalliques du terrain de jeu.

Il s'arrêta à une balançoire pour s'asseoir dessus. Il voûta le dos et laissa pendre ses mains dans le vide. Un mois. Il secoua sa tête, se saisit des chaines qui retenaient le siège de la balançoire, et, comme un jeune enfant, se mit à osciller sur place. Il s'y balança. Sentir le vent fouetter son visage lui permettrait peut-être d'avaler la nouvelle et de pouvoir passer à autre chose.

Roosevelt's School, Terrain de Jeu, 17h12

L'arc rosé du soleil marquait peu à peu la tombée du soir. Le printemps éloignait avec lui le décalage horaire de l'hiver, remplacé peu à peu par la chaleur de l'été qui arrivait. Ses oreilles captaient un mouvement provenant de l'autre côté du bâtiment, à l'entrée, mais il préféra l'ignorer. Le bruit se fit alors de plus en plus fort. Kaos se freina dans son ballant pour se lever, délaissant la balançoire derrière lui. Il s'approcha prudemment de l'école, parcourant la cour en clopinant. Qu'est-ce qui avait bien pu faire ce bruit? Un animal? Un chien? Ou un être humain? Il se raidit en voyant une jeune demoiselle devant une fenêtre, tenant dans sa délicate main une grosse brique. Il s'arrêta derrière elle, sans rien dire. L'autre du soudain voir son reflet miroiter dans la fenêtre. Dans son sursaut, elle en lâcha sa brique, qui retomba au sol dans un son mat. Kaos l'avait suivi des yeux, sans bouger.
- ...
La pâle demoiselle se retourna d'un bloc pour le dévisager.
- Je...
Kaos leva les yeux pour les planter dans les siens. L'autre tenta de se justifier.
- J'ai oublié mes affaires ! C'est urgent ! Promis ! brodait-elle, visiblement paniquée. Le regard du jeune homme lorgna vers la brique. Il haussa un sourcil.
- Mm hm. ( il centra de nouveau son attention sur la fautive à en devenir, l'air réprobateur. )Et tu avais oublié quoi, ta brique ?
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MessageSujet: Re: Cours du soir    Ven 22 Fév - 21:10

    Edwige cligna des yeux. Un bon dix centimètres de plus, c'était pas bon ça... Déjà qu'elle aurait eu du mal avec un petit délinquant, alors avec un plus grand qu'elle.

    - Mm hm.. Et tu avais oublié quoi, ta brique ?

    Très spirituel. Elle était bien tombée ! Elle resta un moment plantée là, à observer le grand monsieur mal rasé. Qu'est-ce qu'il faisait dans une école si tard ? Il attendait un élève d'abord ? Fallait pas être qu'humain pour comprendre que c'était louche... Puis rien qu'à y penser, elle n'était plus trop à l'aise.
    Un regard rapide vers la brique, puis le monsieur flippant.


    - Exactement... Ma brique.


    Edwige se racla la gorge et la récupéra. Décidément... Les bipèdes étaient étranges ! Elle épousseta sa brique et se tourna vers la fenêtre, ennuyée. Les bouquins de la classe la narguait tellement. Elle les voulait ! Puis elle les rendra, juré !
    Puis de nouveau face au monsieur, qu'elle observa plus en détail.
    Enfin, la veste rouge l'empêchait de bien voir, mais il semblait sportif. Du moins plus qu'elle !


    - Ecoutez, monsieur... Ma brique, enfin, les portes sont fermées, et j'ai pas la clé. Sauf cette brique !

    Elle souleva légèrement la brique. Non elle ne le prenait pas légèrement pour un imbécile. Soyons juste spirituels.


    - Et du coup, je me demandais si vous pouviez soit m'ouvrir la porte, soit casser la vitre avec la brique. Ou casser la porte avec la brique, ou encore ouvrir la fenêtre, hein ? C'est selon vous...
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MessageSujet: Re: Cours du soir    Ven 22 Fév - 21:28

L'étrange mademoiselle, bouche-bée ou par sa question, ou par sa stature, laissant un long silence s'interposer, alors qu'elle s'efforçait à cogiter afin de trouver une réponse. Après une légère brise, signe du malaise qui s'était glissé en elle, reprit, un peu au hasard.
- Exactement... Ma brique, dit-elle, dans un air mal-assuré. Elle se racla la gorge afin de retrouver sa contenance, se penchant pour reprendre la brique qu'elle avait échappée. Elle prit soin de l'épousseter du bout des doigts, se retournant vers sa fenêtre. Kaos haussa ses deux sourcils, un peu perplexe quant au comportement de cette étrange énergumène à la peau claire. Il s'agissait d'une école primaire pour enfants, ainsi il doutait de la véracité de l'explication qu'elle lui avait lancé en guise d'excuse. Elle lui fit de nouveau face, l'observant plus en détail. Kaos plissa les yeux, un peu incertain du manège.
- Ecoutez, monsieur... Ma brique, enfin, les portes sont fermées, et j'ai pas la clé. Avec un enthousiasme soudain: Sauf cette brique ! Elle s'assura de la lever afin la mettre bien en évidence. Kaos pencha imperceptiblement la tête sur le côté, troquant son air sévère pour du scepticisme.
- Et du coup, je me demandais si vous pouviez soit m'ouvrir la porte, soit casser la vitre avec la brique. Ou casser la porte avec la brique, ou encore ouvrir la fenêtre, hein ? C'est selon vous...
- ...
Il se redressa.
- Tu plaisantes ?... En poussant un soupir, il porta une main à ses front, comme si l'absurdité de la chose commençait à lui donner la migraine. Il entrouvrit un oeil.
- Et si tu me disais simplement pourquoi tu voulais aller à l'intérieur? il étira les commissures de ses lèvres dans un sourire forcé. Si tu as une bonne raison, je ne vois pas pourquoi je refuserais de t'aider. Son sourire devint navré. Et sois gentille, dépose cette brique. Essaie de ne pas t'attirer d'ennuis!
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MessageSujet: Re: Cours du soir    Ven 22 Fév - 21:45

    Edwige gardait un léger sourire sur les lèvres, mais serrait la brique entre ses doigts. Non elle ne plaisantait pas ! Pourquoi elle plaisanterait ? L'école est réputé comme étant faite pour apprendre, et donc contenir des livres pour apprendre ! Elle les voulait, ces livres. Et voir à quoi cela ressemblait, une classe. Mais de l'intérieur. Et ce n'était pas avec ce rabat-joie qu'elle allait y arriver.
    Quoique...

    - Et si tu me disais simplement pourquoi tu voulais aller à l'intérieur? Si tu as une bonne raison, je ne vois pas pourquoi je refuserais de t'aider.

    Les nerfs de la demoiselle se relâchèrent. Une lueur d'espoir ? Un tant soit peu de compassion pour sa noble conquête de savoir ? Il disait cela avait un sourire ! Enfin, un peu d'aide ! Finalement ces bipèdes n'étaient pas si méchant en fin de...

    - Et sois gentille, dépose cette brique. Essaie de ne pas t'attirer d'ennuis!

    Moue agacée d'une courte période.
    Non mais ! Elle lança la brique là où elle l'avait ramassé avec un léger agacement, puis leva ses yeux sombre vers l'inconnu, sourcils haussé, l'air de dire "c'est mieux là, monseigneur ?"


    - Voilà, ça c'est fait !


    Elle se frotta les mains pour soupira. Décidément, elle qui ne demandait que de la lecture, elle devait faire des pieds et des mains pour l'obtenir !

    - Je veux quelque chose à l'intérieur de cette école. Rien de plus ! Mais c'est fermé, dit-elle en croisant ses bras. C'est bon maintenant, je pourrais avoir un peu d'aide monsieur ?

    Elle fronça légèrement les sourcils, intriguée. Tiens... Monsieur tout court, ou bien il allait bien vouloir se présenter ?

    - Monsieur... ?
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MessageSujet: Re: Cours du soir    Ven 22 Fév - 22:42

Malgré un peu de réticence - un peu plus par orgueil que par nécessité - l'étrange demoiselle relâcha sa brique captive en la lançant là où elle l'avait prise. Après un regard presque navrée pour son ancienne amie rectangulaire, elle darda d'yeux mécontents sur le jeune homme, haussant haut ses sourcils, dans un faux élan de courtoisie.
- Voilà, ça c'est fait ! Kaos ne fit rien de son insolence, se contentant de pousser un soupir rasséréné. Au moins la menace était éloignée. La main sur son visage, il la passa dans ses cheveux pour ébouriffer ses mèches, puis, à sa nuque, s'attendant à l'explication de celle qui avait voulu entrer par effraction dans l'école. Il devait y avoir une raison, non ?
- Je veux quelque chose à l'intérieur de cette école. Rien de plus ! ajouta-t-elle, un peu plus sérieusement, cette fois. Il retira sa main de son coup, peu surpris par cette révélation. Mais c'est fermé, dit-elle en croisant ses bras. Elle releva le menton, l'air ennuyé. C'est bon maintenant, je pourrais avoir un peu d'aide monsieur ? elle fronça les sourcils, comme elle réalisait qu'elle ne connaissait pas le patronyme de l'homme en face d'elle.
- Monsieur... ? Kaos pouffa tout bas. Il s'approcha, et, sortant sa main de sa poche, l'écrasa sur la tête de la plus petite pour lui ébouriffer les cheveux. Il se décala d'un petit bond, faisant volte face, remettant ses mains dans sa veste.
- Juste Kaias, il se présenta alors. Tu peux m'appeler Juste ~ il ajouta dans un élan ludique. Il tourna la tête vers la porte barrée, comprenant que le bruit dérangeant qu'il avait capté plus tôt se traduisait par la volonté de sa comparse aux yeux sombres cherchant à pénétrer l'école. Par effraction. Avec une brique. Décidément, ce qu'elle voulait à l'intérieur était bien obnubilant. Ça ou... cette demoiselle en cachait plus qu'elle n'en montrait. S'arrêtant au seuil devant la porte, Kaos s'apprêta à refermer ses doigts qu'il se freina dans son geste, juste avant que sa peau ne touche le métal. Il se ravisa, rapportant sa main dans sa poche.

Il inspira profondément, se reculant d'un pas et, en levant la jambe, donna un violent coup afin de faire céder les pentures de la vieille école primaire, dans un BANG! sonore. Heureusement pour eux, ce genre de bruit dans le quartier de Roosevelt n'était pas rare. Et ce genre de pratique, non plus, d'ailleurs... La porte s'ouvrit d'un battant. Après avoir porté un sourire victorieux à sa comparse, Kaos s'accorda le mérite d'y entrer le premier, lâchant un petit " allez-hop! " en enjambant le seuil de l'entrée.
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MessageSujet: Re: Cours du soir    Sam 23 Fév - 12:23

    Edwige ne s'y était pas attendu. Voir la grande main s'approcher d'elle aurait du la mettre sur la piste, mais elle ne réalisa qu'une fois ses cheveux ébouriffés ce qu'il voulait faire ! Elle couina et baissa la tête, un poil en retard, puis fixa l'inconnu, une moue embêtée sur le visage. Qu'étais-ce ? Une provocation ou bien ? Quoiqu'il en soit, c'était comme avoir un plumage complètement ébouriffé.

    - Juste Kaias.. Tu peux m'appeler Juste ~


    Il s'appelle Juste Kaias ? Il n'a pas de prénom ? Il venait de le dire : juste Kaias. Mais bon, on a assez perdu de temps comme ça.
    Elle arrangea ses cheveux tout en le regardant s'approcher de la porte. Mais... Il allait quand même pas l'ouvrir avec la poignée, c'était fermé ! Eh, elle n'était pas la seule blondasse ici !
    SBAM
    Ici repose une porte qui avait fait sa vie, sans déranger personne. Elle était là, debout, prête à offrir sa poignée à quiconque, et cela depuis presque une cinquantaine d'année. Les gens ne se préoccupaient pas d'elle comme on aurait dû le faire. Cette porte n'était pas comme les autres. C'était LA porte. Le genre de porte dont on se souvient, car plus jeune, elle nous faisait voir une cour de récré synonyme de détente et d'amusement, mais de l'autre coté, nous faisait rentrer en classe.
    Repose en paix, porte. Puisse Castorama t'accueillir au paradis.
    Puis sourire de Juste. Avant qu'il n'entre.
    Edwige se pressa de le rejoindre, regardant au passage les débris de porte, un peu ennuyée pour le personnel de l'école. Elle regarda le couloir, s'assombrissant de minute en minute et frissonna. Comment pouvait-on supporter d'étudier dans cet endroit lugubre et... Oh, c'était plutôt renfermé. Où étaient les fenêtres, dans ce couloir ?!


    - Merci, Juste...

    Elle fit quelques pas dans le couloir, et vit une porte. Une encore intact. Elle pressa le pas et tenta de l'ouvrir. Rien. Mais ! C'était quoi cette manie de verrouiller les portes, hmm ? Comme si quelqu'un d'autre qu'elle allait voler les livres !
    Elle soupira et se tourna vers Juste Kaias.

    - Juste, j'aurais encore besoin de votre talent. Si cela ne vous dérange pas, bien sûr...

    Elle s'écarta de la porte pour le laisser faire, si jamais... Il fallait bien avouer qu'il était là au bon moment !
    Tilt.
    Il était là. Quand elle aussi était là.


    - Et vous faisiez quoi, ici, exactement ?
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MessageSujet: Re: Cours du soir    Sam 23 Fév - 22:49

Seule quelques copeaux de peinture écaillée s'étaient arrachés dans l'impact. Les pentures avaient cédé, retombant contre le seuil dans un tintement métallique, et la porte, sortie de ses gonds, s'était ouverte d'un seul coup, frappant l'autre côté du mur. Il entra le premier, poussant un court sifflement en constatant la vacuité des lieux. Le corridor sur laquelle la porte débouchait ne possédait presque aucune fenêtre pour servir de source de lumière. Kaos put discerner les cadres de portes qui devaient sans doute délimiter les classes.

- Merci, Juste... lui dit l'autre en entrant à sa suite, partageant son mutisme quant à la désertion de toute lumière à l'intérieur. Kaos lui avait tiqué à l’appellation. Elle avait vraiment répondu à sa plaisanterie. Might as well go with it, se dit-il intérieurement, un peu amusé par le drôle de comportement de cette demoiselle.

D'ailleurs, que cherchait-elle exactement dans une école primaire? Que pouvait-on y chercher ? Alors que son étrange protégée s'était avancée dans les ombres à la recherche d'on ne sait quoi, la porte béante grinça, comme si elle menaçait de se refermer sur lui. Kaias l'arrêta de la semelle de sa chaussure, avant de se décaler habilement, s'avançant un peu plus, laissant son regard se glisser un peu partout, par ennui. Il entendit l'autre tenter de tourner une poignée, mais la porte était évidemment verrouillée. Il sentit le regard de l'autre s'accrocher à lui.
- Juste, j'aurais encore besoin de votre talent. Il tourna sa tête vers elle, lui accordant toute son attention. Si cela ne vous dérange pas, bien sûr... il haussa les épaules. Il était là, non ? Il avait dit qu'il l'aiderait. Il s'approcha de la porte qu'essayait d'ouvrir la demoiselle dont il ignorait toujours le nom, se préparant à la défoncer comme il l'avait fait plus tôt. Mais le voile de la méfiance semblait avoir recouvert le regard de sa protégée qui le détourna de sa tâche.
- Et vous faisiez quoi, ici, exactement ?
- ...?
La jambe levée, prêt à défoncer la porte, il la déposa au sol, se redressant d'un rebond.
- Je flânais sur le terrain de jeu. Il haussa ses sourcils. Je me balançais pour tuer le temps, et soudain j'ai entendu tout un racket venant de la bâtisse. Quand je me suis approché pour voir ce qui s'est passé... je suis tombée sur une pâle demoiselle qui tenait une brique, dans sa main, se préparant à casser une fenêtre.
Il pouffa, relevant sa jambe, l'appuyant contre la porte, se préparant à la défoncer.
- En tout cas, j'espère pour toi que le bidule que tu cherches va en valoir la peine! Un SBAM! retentit de nouveau. Mais la porte ne s'ouvrit pas. Et c'est un long râle qui meubla le silence...!
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MessageSujet: Re: Cours du soir    Mer 27 Fév - 11:54

    - Je flânais sur le terrain de jeu.Je me balançais pour tuer le temps, et soudain j'ai entendu tout un racket venant de la bâtisse. Quand je me suis approché pour voir ce qui s'est passé... je suis tombée sur une pâle demoiselle qui tenait une brique, dans sa main, se préparant à casser une fenêtre.

    Un racket ?
    Une pâle demoiselle qui tenait une brique ? Décidément, les gens du quartiers étaient vraiment... Oh, oui, elle. Edwige fit la moue et détourna le regard.

    - En tout cas, j'espère pour toi que le bidule que tu cherches va en valoir la peine!

    - Je l'espère aussi, murmura-t-elle.

    Elle voulait aussi se dire qu'elle n'était pas venue pour rien !
    Sbam, et rien. Pas de porte ouverte. Edwige jeta un coup d'oeil à Juste. Tiens, la force masculine avait ses limites ? Allez, Juste, t'a des muscles non ? Elle soupira et regarda le bout du couloir. De la lumière apparaissait à une bonne vingtaine de mètre. Une autre fenêtre ? Il y avait tout de même cette distance à franchir, dans un couloir sombre et plutôt étroit, d'après elle. Mais une autre classe la séparait d'une vue sur l'extérieur.


    - Bon... Une solution, superJuste ? Parce qu'il semblerait que cette porte soit plus forte que vous. Enfin, je dis ça, je dis rien.

    Elle lui adressa un grand sourire.

    - La prochaine classe sera moins coriace, peut-être...
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MessageSujet: Re: Cours du soir    Mer 27 Fév - 19:52

La douleur lui électrisa le talon, serpentant à son tendon, à ses extenseurs d’orteils, jusqu'aux ménisques de son genou. Elle lui parcourra de l'entièreté de la cheville au bout de sa jambe, sans toutefois déborder sur sa cuisse. Paralysé par l'entre-choc de forces opposées ( ou de force seule contre une porte verrouillée... ) Kaos s'effondra au sol sans manières, étouffant un râle de douleur. Poing à sa bouche, mordant dans ses jointures, il eut un peu de difficulté à suivre ce que lui disait son étrange protégée à la peau claire.

- Bon... Une solution, superJuste ?
- AAArrNnnghhnn...!!
- Parce qu'il semblerait que cette porte soit plus forte que vous. Enfin, je dis ça, je dis rien.
Il se roula sur le ventre, s'accroupit sur ses genoux, coudes au sol, recroquevillé sur lui-même. Il fallait faire passer la douleur. Il releva la tête, accueilli par un grand sourire de la part de celle dont il ignorait toujours le nom
- La prochaine classe sera moins coriace, peut-être...
Il s'assied, massa brièvement sa jambe de deux paumes solides, puis, chercha à se lever debout. D'abord accroupi, une jambe repliée, il s'empêcha de tomber en se tenant au mur. Fléchissant et défléchissant le membre blessé. Il reposa son poids dessus, parvint à se lever, non sans oublier de cracher une injure à mi-voix. L'idiot: il avait frappé directement dans le bloc, alors qu'il ne lui aurait fallu que se débarrasser des pentures. Peut-être que jouer les héros lui avait monté à la tête. Lui qui cherchait un moyen de se divertir, de tuer le temps, il avait été servi! Bon, trêves d'inepties. Il préféra exposer la source de 'leur' problème.
- Si le gardien est parti avec son trousseau de clés, pas le choix d'y aller par la manière forte..., ou, au mieux, d'attendre à demain. Il serra ses dents, ravalant sa douleur. Merde. À côté d'une humaine - bizarre certes - il ne pouvait pas prendre forme de loup, et par conséquent, ne pouvait pas exploiter son énergie vitale: c'était une condition stricte, certes, mais une condition importante quant au maintien de la stabilité de son aura.

Kaos porta sa main à sa nuque, se grattant la tête avec un air un peu résigné. Quelle plaie. La douleur de plus tôt commençait à l'engourdir...
- Je commence sérieusement à me demander ce que tu cherches ici... il lança au hasard. Il reporta ses mains dans ses poches, se tournant en direction de la lumière provenant d'une fenêtre dans le couloir, qui réfléchissait sur une porte. L'ombre de celle-ci lui fit étinceler les yeux en malice. Il eut un déclic.

S'il n'avait pas accès à Archangel's Dawn sous forme humaine, il avait le droit à autre chose: Shift ! Il ne lui suffisait que de faire apparaître dans ses poches une marteau ou un outil duquel il aurait stocké leur ombre plus tôt. Son air se renfrogna. Était-il seulement du genre à stocker des outils ? Non. Merde. Mais il pouvait faire autre chose. Il pouvait stocker l'ombre de la porte, par exemple, et matérialiser celle-ci - porte comprise - à un autre endroit. Il pouvait même faire mieux. Il pouvait prendre l'ombre des pentures. Mais comment interagir avec des pentures ? Prendre une ombre était facile, mais matérialiser tout un objet à partir de cette ombre nécessitait un peu plus de créativité... Hmmm, voyons voir...
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Cours du soir

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