The Lying Truth

« Les apparences sont trompeuses. Rien n'est vraiment ce qu'il semble être. »
 
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 Pause Sandwich !

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MessageSujet: Pause Sandwich !   Jeu 28 Fév - 16:58

Son séjour à Goldenhill, omettant quelques rencontres déplaisantes, s'était fait sans artifices. Il avait beau ne pas tenir le petit village campagnard très haut dans son coeur, il appréciait cette espèce de sensation de ' retour à l'époque '. Comme sa forme animale n'avait rien de trop déplacé, il pouvait sans problème se faire passer pour un gros chien errant dans le village, se hasardant un peu n'importe où. Chaque soir, il allait à St-Edwards afin de se coucher sur les bancs de la nef, oubliant ses petits problèmes au profit d'un sommeil bien mérité. À l'aube, c'était les prêcheurs matinaux qui le réveillaient: Ils psalmodiaient d'un murmure monotone qui créait une sorte de lourdeur à l'intérieur de l'église. Il se plaisait à suivre leurs prières d'une oreille distraite. Car il n'y avait pas de " silence religieux " dans cette église, surtout pas le matin: Les prêcheurs chuchotaient beaucoup, s'informant de la vie de leurs semblables, se donnant parfois le droit de percer le silence d'esclaffées légères. Comme il se faisait passer pour un chien errant - et qu'il n'était pas agressif - certains nourrissaient Kaos avec les restes d'un précédent évènement.

On lui donnait du pain, parfois un peu de viande - tout dépendait de quel jour de la semaine il s'agissait - et il eut même le droit à quelques légumes après une réception. La seule chose qu'il n'avait pas le droit de toucher était évidemment le vin. Kaos était fasciné de voir toutes ces personnes différentes s'avancer dans la même Église. Si ils ne partageaient pas tous les mêmes croyances, ils partageaient tous la même foi. C'était rafraîchissant de voir ces individus partager leurs expérience et parfois se disputer quant aux détails qui différaient leurs religion. St-Edwards accueillait tout le monde, chiens - ou gros chiens - comme humains, les rameutant, les regroupant dans son enceinte pour se joindre en prière. C'est après quelques jours à se défouler sous sa forme animale que Kaos quitta Goldenhill et son église, sa forêt et sa rivière pour prendre le premier maglev qui l'amènerait à Eden. Son exode lui avait fait le plus grand bien mais n'avait pas suffit à lui faire oublier son emprisonnement non-volontaire. Il lui fallait tuer le temps. Et où de mieux qu'à Eden? Peut-être pourrait-il revoir la soubrette de l'Underdog, le chacal mal-léché, l'étrange pâle demoiselle du Roosevelt School, ou le cuistot revêche du Lounge ! Il quitta la gare furtivement, se dirigeant sur le boulevard pour prendre le premier Bus qui le mènerait à Roosevelt. Il s'était arrêté entre-temps pour attraper un bon sandwich truffé de poulet, jambon et fromage - un régal!

Eden, L'Arrêt de Bus ( Roosevelt ), 20h30

Le bus se freina à l'arrêt, et il sortit, sandwich en main, se préparant déjà à abandonner le pauvre lampadaire solitaire pour s'engager dans le labyrinthe de ruelles. Il se ravisa: il pouvait prendre tout son temps, alors pourquoi ne pas prendre une petite pause et profiter du bon temps? Le printemps annonçait déjà l'été, et quelques rares oiseaux égayaient ce crépuscule enchanteur. Un gros nuage de souffre voilait parfois le ciel, et une forte odeur de bitume collait aux narines, mais on apprenait à l'aimer. Kaos fit le tour de lui-même. Il y avait un abri de verre pour ceux qui attendaient l'autobus sous la pluie, le lampadaire solitaire et le trottoir. Il y avait aussi un petit muret qui bordait les habitations autour.

Il s'en approcha, agrippa le muret de briques de ses doigts et se hissa à sommet pour s'y asseoir. Il inspira profondément, poussant un petit soupir satisfait. Non, la vie sauvage ne vaudrait jamais l'attraction de la ville! En esquissant un sourire ravi, il mordit à pleines dents dans son sandwich, remuant les jambes dans les airs, écho à un enfant à sa première sortie avec l'école.
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MessageSujet: Re: Pause Sandwich !   Ven 1 Mar - 9:48

[Bonne lecture ]

La journée avait été longue et fatigante pour Amber qui, pour une fois, avait attendu les coups de six heures et demi avec une certaine impatience. S'occuper de la réserve pendant quelques semaines était sans doute la tâche la plus difficile à réaliser à la bibliothèque, d'une part sa durée et d'autre part la concentration qu'elle demandait à la personne qui l'accomplissait. En effet, si déballer des cartons remplis de livres n'était pas bien compliqué, le tri et l'étiquetage de ces derniers demandaient un peu plus de travail. D'autant plus que la lumière de la réserve, descendant et remontant subitement en intensité à cause de l'épuisement de l'ampoule, donnait mal au crâne.

L'air de la ville lui fit du bien. Elle qui, d'habitude, n'appréciait pas spécialement l'odeur que dégageaient les véhicules et les usines, et encore moins les mélanges qui flottaient autour d'elle, accueillit tout cela avec un certain soulagement. Rester enfermée des heures durant dans une pièce sans fenêtres et éclairée de façon artificielle ne lui réussissait visiblement pas... Elle préférait largement s'occuper du rangement des œuvres dans la salle et rendre service aux personnes qui passaient à la bibliothèque. Même les questions des gens les moins agréables lui semblaient plus acceptables que cette tâche ingrate que lui avaient confiée ses supérieures, c'était dire...

Quoi qu'il en soit, elle ne s'était pas sentie faire le chemin à pied jusqu'à chez elle... Et puis, elle n'avait pas encore eu l'occasion de prendre le bus, y préférant toujours la marche. Pourtant, elle savait qu'une ligne passait près de chez elle... C'était donc l'occasion d'essayer.
Se déplaçant jusqu'à l'arrêt de bus le plus proche, elle consulta rapidement du regard les horaires, inscrits dans un tableau qui était affiché sur la vitre de l'abribus : une ligne devait arriver dans peu de temps. Amber s'assit alors et patienta, tapotant nerveusement sur son sac qu'elle avait soigneusement posé sur ses genoux.

[...]

En montant dans le bus, la jeune femme se souvint soudainement de la raison pour laquelle elle préférait se déplacer à pied : une foule monstrueuse s'entassait dans l'allée telle des sardines dans une boîte de conserve. C'était sans compter la joie que procuraient l'odeur de transpiration qui flottait dans l'air, l'horrible musique saturée qui émanait du portable d'un jeune homme qui se croyait probablement seul et les coups de bras ou de sacs donnés involontairement au passage. Entre tous, ce qui effrayait le plus Amber était le contact avec les autres personnes. D'autant plus qu'elle n'était pas habituée à voir tant de monde et encore moins toutes ces Auras différentes qui s'entrechoquaient entre elles et rendaient la scène confuse.

La femme aux yeux d'ambre chercha une place assise, en vain. Sa tête tournait et elle avait chaud : tout ce cirque la déboussolait complétement. Les bruits, les odeurs, les couleurs... C'était de trop pour elle. Elle avait sauté une étape, et celle-ci était bien trop compliquée pour elle. Inconsciemment, elle s'appuya sur un grand homme qui lui tournait le dos, fermant un instant les yeux. Lorsqu'elle les rouvrit, elle faillit tomber en arrière : l'individu en question avait tourné la tête vers elle et lui souriait étrangement. Comme d'habitude, son instinct la poussa à redoubler de méfiance et, relevant la tête vers l'affichage numérique des stations desservies, elle localisa la sienne : encore deux minutes. Deux petites minutes.

- Ca va aller ? demanda tout à coup une voix qui l'obligea à tourner la tête vers son propriétaire qui n'était autre que le grand homme.
- Oui, merci... déclara-t-elle en souriant faiblement, néanmoins mal à l'aise.
- Vous voulez que j'vous accompagne peut-être ?
- Euh non, ça ira... Je ne vais pas tarder à arriver de toute manière.
- Ah, vous habitez où ?

Décidément, il n'avait pas l'air de vouloir la lâcher... Et il lui semblait que ce n'était pas une bonne idée que de lui donner sa véritable adresse.

- Non-loin du quartier Roosevelt.
- Oh, quel hasard, moi aussi !! s'écria-t-il avec un sourire ravi, mais quelque peu malsain.

Sans blague. Amber retint de justesse un gloussement. Elle vérifia de nouveau le panneau numérique qui annonçait la station à laquelle elle devait descendre, mais ne l'appela pourtant pas : vu le regard insistant de l'homme, elle était prête à parier qu'il allait la suivre... Et elle n'en avait pas spécialement envie.

- C'est quoi vot' nom ? demanda-t-il en s'approchant discrètement d'elle, ce qui n'échappa pourtant pas à sa vue.
- ... Amber, répondit-elle finalement, se disant que mentir sur son nom n'allait rien y changer. S'il la voulait, il emploierait tous les moyens possibles... A commencer par localiser son logement et son lieu de travail.
- C'est un très joli nom. Comme vos yeux.
- Merci...

"Mais lâche-moi, bon sang..." pensa-t-elle secrètement, vérifiant autour d'elle si quelqu'un était susceptible de la sortir de ce pétrin. Non, personne, évidemment. Par la vitre, elle vit son immeuble défiler sous ses yeux : voilà, elle avait raté l'arrêt, et elle ne savait absolument pas où elle se rendait. Finalement, ce n'était peut-être pas une si bonne idée que de rester là...

Ce fut lorsque l'homme décida de poser sa main contre sa hanche qu'Amber, sursautant presque, déclara précipitamment, tandis que le nouvel arrêt était annoncé :

- Euh, je... Je descends ici. Bonne soirée !

Elle n'entendit - et n'attendit - pas la réponse étouffée par les bruits de son interlocuteur et se fraya rapidement un chemin vers la porte parmi la foule qui remplissait le bus. Lorsqu'elle posa les pieds sur le bitume, elle lâcha un long soupir de soulagement... Enfin, elle était libre. Le voyage lui avait semblé tellement long... Et en plus, elle n'était même pas arrivée à destination. Elle songea qu'elle ne prendrait plus jamais le bus de toute sa vie. Si elle devait faire un long voyage, elle volerait, point barre !

- Eeeeh attends !

"Oh non." Amber hésita à tracer son chemin ou à se retourner pour vérifier son hypothèse, et elle choisit finalement la seconde solution : elle n'aurait pas été assez rapide, de toute manière. L'homme était aussi descendu. Si elle avait encore des doutes, ce n'était plus le cas : il comptait bien la suivre jusqu'à chez elle.

- Laisse-moi te raccompagner, allez !
- Non merci. Je suis pressée, désolée.
- Oooh, allez...


Visiblement, il s'en contrefichait. Amb' jeta un coup d'oeil circulaire autour d'elle, affolée : personne dans l'abribus, et pas de monde non-plus aux alentours. Elle ne remarqua pas ce jeune homme assis sur le muret, en train de manger un sandwich. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle était livrée à elle-même. D'habitude, elle ne laissait jamais transparaître ce qu'elle ressentait, mais là, c'était nécessaire.

- Dis-moi, tu as...
- Ecoutez, je n'ai pas besoin d'une escorte pour rentrer chez moi. J'ai l'habitude de faire ce voyage et je n'ai pas spécialement envie de le partager avec vous. Maintenant, si vous pouviez me laisser un peu d'air, ce serait très gentil de votre part.


Amber savait que les êtres humains pouvaient parfois mal réagir, mais elle n'imaginait encore pas jusqu'à quel point cette réaction pouvait être... Violente. Pourtant, elle aurait du s'en douter... Venant d'un homme habitant probablement le quartier Roosevelt, mal rasé, mal coiffé et habillé d'une longue veste noire. En plus, il ne portait pas d'alliance. Alors qu'elle pressait le pas, la poigne de son interlocuteur lui broya presque le poignet.

- Eh, mais lâchez-moi !
- Je t'accompagnerai, que tu le veuilles ou non.

Il lui adressa un sourire malsain, ne la lâchant pas. Elle plongea alors ses yeux ambrés assombris dans ceux de l'homme, réfléchissant rapidement à un plan pour lui échapper. A part frapper, elle ne trouva pas d'autre alternative... Amber leva alors sa jambe, mais n'eut pas le temps de la tendre : il avait compris son plan et avait esquivé le coup. Elle le sous-estimait... Il vivait dans un quartier dangereux, et elle le pensait incapable de se défendre. Où avait-elle la tête...

- Bien essayé.

Elle tenta de dégager son poignet, tirant de toutes les forces son bras en avant, mais cela ne fit que compliquer sa situation : l'homme en profita pour se rapprocher d'elle, lâchant subitement son bras pour l'attraper par la taille.

- FICHEZ MOI LA P...

L'autre main vint se plaquer sur sa bouche, la faisant taire. Elle secoua la tête, tenta même de le mordre, mais il avait nettement plus de force qu'elle. Trop paniquée, Amb' ne se souvint pas que son Aura pouvait la protéger... De toute manière, elle n'aurait pas été assez concentrée et sûre d'elle pour le faire.
Qu'allait-il lui arriver ?...
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MessageSujet: Re: Pause Sandwich !   Lun 4 Mar - 17:36

Le mélange de tomates et de fromage de chèvre relevait celui du poulet, et les quelques morceaux de jambon jumelés à une purée orange de fruits sans doute agrémentaient d'un goût sucré le goût naturellement salé d'un tel sandwich. Si en tant que loup, Kaos ne pouvait ingérer ces aliments humains, les excédents de glucides ou de lipides se retrouvaient éliminés par l'aura noire, qui s'affairait à stabiliser les nutriments dans son corps. Et le goût ! Qu'est-ce que c'était, ce piquant rafraîchissant, une sauce quelconque ? Il se régalait à découvrir toutes les composantes de son sandwich, là sur son muret. Si tant qu'il en ignora la silhouette sombre de l'autobus se dresser de l'autre côté de la rue. Il n'eut d'autre choix que de tourner la tête lorsque ce-dernier s'arrêta dans un coup de frein, ouvrant sa porte grinçante, et crachant deux passants à l'air un peu morne. Sa brève analyse de faite, il donna un nouveau coup de dent dans une tomate qui cherchait à s'échapper, l'attrapant entre ses canines, au coin de la bouche.

Il n'eut pas le temps de la savourer que les deux passants à l'air morne et au visage vide devinrent soudain agités. Il y eut un échange de mots, une valse et une capture. Kaos se pencha un peu plus sur son muret, une moue dubitative aux lèvres. En voyant la main de l'autre homme se presser sur la bouche de la jeune femme, il comprit: ces deux individus n'étaient pas de proches connaissances. En redressant son dos, le jeune homme se laissa tomber de son muret, son sandwich à la main, prenant quelques distraites bouchées alors qu'il s'approchait des deux autres. Il folâtra d'un côté, voûtant le dos, adoptant un air curieux, s'approchant du duo comme s'il ne comprenait pas ce qui se passait. Il se leva, se plia, porta sa main à son menton sur un air songeur, puis, après avoir émit un sifflement entendu, coula sa tête près de la jeune femme.

- Hé, salut, tu peux me tenir ça? Merci, lui glissa-t-il à mi-voix en lui faisant refermer ses doigts sur son sandwich. Après avoir salué l'homme sur un sourire benêt - une tranche de tomate dépassait du coin de sa bouche -, il referma son point et lui décocha un violent coup dans la mâchoire. On ne mettait pas ses mains sur la bouche d'une demoiselle! C'était malpropre. En parlant de malpropreté. Il se pourlécha les lèvres de la langue pour attraper le morceau de tomate qui dépassait.
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MessageSujet: Re: Pause Sandwich !   Mar 5 Mar - 17:54

Si ses efforts étaient vains, son acharnement pour se libérer de l'emprise de cet homme n'avait pour autant pas disparu. Elle continuait à batailler à sa façon, secouant frénétiquement la tête et agitant ses jambes tout en tentant de retirer la main qui l'empêchait de parler. Elle se fatiguait pour rien, elle ne savait... Mais si elle n'agissait pas maintenant, elle savait qu'il serait trop tard pour le faire ensuite. Qui connaissait les attentions de cet individu ?... Quelles qu'elles soient, elles n'étaient certainement pas bonnes. Elle devait tenter le tout pour le tout.

Alors qu'elle se faisait lentement mais sûrement entraîner par son ravisseur, un sifflement parvint jusqu'à ses oreilles. Elle crut un instant qu'il s'agissait d'un coup monté ; qu'un autre homme, l'acolyte de celui qui la tenait fermement, attendait leur arrivée. Amber visualisa rapidement le scénario : elle serait jetée dans une fourgonnette volée et disparaîtrait à jamais. Déjà que c'était à peine si on la remarquait en temps normal...

Elle n'était pas ignorante, elle avait déjà eu vent d'histoires du genre depuis son arrivée : des meurtres, des kidnappings, des viols... Elle en avait trop entendu parler à la télévision, à son goût. Mais cela lui avait permis de redoubler davantage de méfiante. Pas assez, néanmoins, puisque la victime, c'était elle désormais.

Amb' cessa de se débattre. S'ils étaient deux, elle était perdue, quoi qu'elle fasse. Si obtempérer pouvait augmenter sa durée de survie, elle le ferait... Au moins pour se permettre le temps de trouver une solution. Elle pouvait se transformer, évidemment... Mais elle ne souhaitait en aucun cas qu'un humain voit sa forme réelle. Que deviendrait-elle si cela se savait ? Si on annonçait qu'Amber, la petite bibliothécaire, était en réalité un corbeau ? Certes, au début, ses ravisseurs ne seraient pas pris au sérieux... Et puis, ce n'était pas dans leur intérêt que d'annoncer qu'ils comptaient kidnapper une jeune fille qui n'était autre qu'un volatile, d'autant plus qu'ils ne connaissaient rien d'elle. Mais tout de même... Elle préférait rester vigilante. Elle le devait, non-seulement pour elle, mais aussi pour les autres animaux... Il lui semblait que les hommes n'aimaient pas vraiment tout ce qui concernait le paranormal. Pour eux, c'était forcément signe d'un danger... A en voir l'actuelle situation, c'était à se demander quelle espèce était réellement la plus dangereuse...

Soudain, une voix la fit presque sursauter. Une voix qui lui semblait à la fois familière et nouvelle.

- Hé, salut, tu peux me tenir ça ? Merci.

Amber n'était pas sûre, mais elle crut que le déplacement avait cessé. Elle n'entendait plus ses pieds trainer sur le sol... Ses sens se mirent alors en alerte et elle rouvrit brutalement les yeux, découvrant un nouvel homme qui lui tendait son sandwich. Quoi ?! Elle se faisait enlever, et tout ce qu'il voulait, c'était qu'elle tienne sa nourriture ?! Mais contrairement à ce qu'elle aurait voulu, elle s'exécuta, resserrant ses doigts autour du sandwich à moitié entamée. C'était qu'elle avait faim, en plus... Il n'y avait pas d'autres explications à cela : il s'agissait de l'acolyte de son ravisseur qui avait décidé de la narguer.

- T'es qui toi ?! s’esclaffa une voix derrière elle, tandis qu'elle se sentit plus libre de ses mouvements.

Sur le moment, Amb' ne sut pas comment réagir, surprise. Puis elle finit par comprendre que les deux hommes n'avaient rien à voir ensemble... Elle était donc sauvée ?! Elle fit volte-face pour vérifier, le sandwich toujours dans les mains, le tenant inconsciemment : les deux individus se faisaient face... Son ravisseur arborait un regard assassin, tandis que l'autre, l'air niais, lui souriait, un morceau de tomate coincé au coin des lèvres. Bon, finalement, elle n'était peut-être pas sauvée... Mais quoi qu'il se passe, elle ne pouvait décidément pas le laisser seul. Il l'avait tout de même libérée de l'emprise du kidnappeur !

- Elle est à moi, dégages de là gros débile !

Alors qu'elle allait lui hurler de courir, sur le point de détaller, sa bouche s'ouvra davantage lorsque son sauveur décocha un coup de poing généreux dans le visage de l'autre homme qui tomba lamentablement à la renverse, sonné. Ses yeux s'arrondirent de surprise lorsqu'elle constata qu'il ne se releva pas, trop occupé à se tortiller de douleur au sol, telle une larve, le sang coulant le long de son menton.

A nouveau, elle reposa les yeux sur celui qui venait de la sauver. Elle voulut un instant croire que Dieu existait réellement et qu'il lui avait envoyé un Ange-Gardien, intervenu au bon moment... Mais elle se contenta de penser qu'il ne s'agissait que d'un heureux hasard. Un très heureux hasard. Abandonnant là son ravisseur terrassé, elle attrapa le poignet du jeune homme de sa main libre pour l'entraîner plus loin, près de l'abribus : maintenant qu'elle était libre, elle n'allait certainement pas s'attarder dans ce quartier. Jetant un bref regard vers le lieu où ils se trouvaient avant pour vérifier que l'homme y soit toujours, elle finit par accorder toute son attention à son sauveur :

- Je... Wow... Vous avez été fantastique ! Un simple merci ne suffit pas pour ce que vous avez accompli pour moi...

Elle se pencha légèrement pour le remercier à nouveau, rivant son regard ambré sur lui. Etrangement, son interlocuteur lui semblait bien plus agréable que l'autre... Elle hésitait même à lui demander de l'accompagner jusqu'à chez elle. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle sentait qu'il ne lui ferait aucun mal... Son sixième sens, peut-être ?
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MessageSujet: Re: Pause Sandwich !   Jeu 7 Mar - 19:20

Si Kaos n'avait pas le doigté et la précision d'un maître assassin, il pouvait se consoler par son expérience au combat. Il ne se battait pas nécessairement bien: il était simplement habitué. Surpris par le brusque coup de poing dans sa mâchoire, l'autre allât choir sans grâce contre le bitume dans un son mat. Kaos s'était redressé, joignant ses paumes ensemble, faisant pianoter les jointures de ses poings du bout des doigts pour se remettre de l'impact. Il s'apprêtait à partir - il en oubliait même son sandwich! - qu'une main lui empoigna le poignet et le tracta violemment vers l'arrière. Il fut contraint de suivre le mouvement en titubant, arrondissant ses yeux de stupeur. Du coin de l'oeil, il s'aperçut qu'il s'agissait de la jeune demoiselle qui, tenant toujours son sandwich en otage, l'entraînait un peu plus loin de l'autre malotru. Kaos recouvrit son équilibre et se soustrait à la suivre, d'une démarche furtive. Ils s'arrêtèrent à l'abribus, et, toujours sans lui lâcher le poignet, posa ses grands yeux ambrés dans les siens.

- Je... Wow... Ses yeux pétillaient d'admiration. Vous avez été fantastique ! réussit-elle enfin à lui dire. Un simple merci ne suffit pas pour ce que vous avez accompli pour moi... Un peu malaisé par toute cette attention - et surtout par le fait que l'une de ses mains ne se trouvait pas dans ses poches - Kaos jeta un regard par-dessus son épaule, comme s'il cherchait à s'assurer que l'autre était encore inconscient. Il se retourna vers la jeune demoiselle.
- Euh... oui, lança-t-il un peu au hasard alors que de sa main libre, il essayait de libérer son poignet captif. Son regard s'arrêta sur son sandwich qu'elle tenait toujours, comme par devoir inconscient. Il se pencha pour l'empoigner, non sans lui offrir un grand sourire amusé.
- C'est plutôt toi qui a sauvé la vie de mon sandwich! Il fit mine de faire une courbette. Merci d'avoir risqué la vôtre pour euh, il gloussa, incapable de se retenir, s'assurer de sa protection! Il se releva, de bonne mine, les commissures frétillantes quant à un rire réprimé. Oh, oui, la leçon. Il se raclât la gorge, cherchant à reprendre sa contenance.
- Et puis dites-donc, mademoiselle ! Il se mit à secouer sa sandwich, dans un signe réprobateur.
- Ça va pas de vous balader dans Roosevelt, comme ça ?! Et à cette heure, en plus, il renchérit en sourcillant. Vous avez bien de la chance d'être tombé sur moi ! et, comme pour faire valoir son point, il prit une grande bouchée de son sandwich, cherchant à durcir ses traits avec sévérité... sans succès !
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MessageSujet: Re: Pause Sandwich !   Ven 8 Mar - 15:22

- Euh... oui.

Ce fut en s’excusant du regard qu’Amber lâcha le poignet du jeune homme, constatant qu’elle le serrait toujours inconsciemment – mais faiblement – entre ses doigts. Cette même constatation lui rappela qu’elle tenait aussi le sandwich entamé de son interlocuteur, qu’elle s’empressa de lui rendre lorsqu’il se pencha pour le récupérer. Brièvement, Amb’ releva les yeux sur son sauveur dont le large sourire la rendit perplexe.

- C'est plutôt toi qui as sauvé la vie de mon sandwich !

La jeune femme aux yeux ambrés sourit faiblement. Visiblement, ce n’était pas l’humour qui semblait manquer à cet homme. Il l’avait sauvée des griffes d’un malotru, mais il la remerciait encore pour simplement lui avoir tenu sa nourriture… Etait-ce là une petite part de modestie ?

- Merci d'avoir risqué la vôtre pour euh…

Le jeune homme semblait sur le point de rire. Pas étonnant, vu les bêtises qu’il débitait depuis quelques instants. Mais ça avait son effet… Amber se sentait déjà nettement mieux, un peu rassurée. Bien sûr, elle n’était pas prête d’oublier les événements précédents, ne serait-ce qu’en guise de leçon… Mais elle ne se focalisait plus sur l’homme qui l’avait suivie, et qui ne s’était d’ailleurs pas relevé, toujours allongé au sol, livré à lui-même.

- S'assurer de sa protection !

Le rire étouffé de son interlocuteur faillit entraîner le sien, mais elle se contenta de sourire en se mordant la lèvre inférieure, une petite lueur d’amusement dans les yeux. Alors qu’elle s’apprêtait à lui répondre, sur le point de le suivre dans son délire, il se calma et sembla même reprendre une part de sérieux qui fit immédiatement oublier à Amber la phrase qu’elle avait répété plusieurs fois dans sa tête pour la déclarer comme elle le souhaitait.

- Et puis dites-donc, mademoiselle !

Elle eut un léger mouvement de recul, haussant les sourcils d’un air grave.

- Ça va pas de vous balader dans Roosevelt, comme ça ?! Et à cette heure, en plus !

Amber resta silencieuse un instant. Elle avait la réponse à cette question, bien évidemment, mais elle ne savait ni comment la tourner, ni si c’était une bonne idée que de lui dire toute la vérité. Certes, il semblait plutôt sympathique, par rapport à la plupart des autres personnes qu’elle avait pu croiser jusque là… Mais elle savait Ô combien les apparences pouvaient parfois être trompeuses. Et pour un peu qu’il soit plus dangereux que l’autre ?...

Elle l’observa secouer son pauvre sandwich, puis releva les yeux pour les plonger dans les siens, le sondant. Quelles étaient ses intentions réelles ? Pouvait-elle accorder sa confiance aussi vite ? Non, décidément… Même si elle le voulait, elle n’y parviendrait pas. Elle s’était transformée en humaine pour sauver sa peau de corbeau, ce n’était pas pour se faire tuer sous cette forme…

- Vous avez bien de la chance d'être tombé sur moi !

La phrase sonna comme un avertissement. Pas venant de son interlocuteur, mais venant d’elle-même, de sa raison, ou de son instinct ? Elle ne le savait pas vraiment et ne cherchait pas à le savoir non-plus. Et si tout cela était un coup monté ? C’était vrai, l’homme, qui semblait pourtant costaud, avait été terrassé en un coup seulement ! Amber détourna furtivement le regard vers celui-ci : il gisait toujours inconscient sur le bitume, et quelques personnes s’approchaient enfin de lui, curieuses. Elle ne devait pas trop s’attarder ici, au risque d’avoir d’autres problèmes…

Amb’ accorda de nouveau son regard à son présumé sauveur, une lueur de méfiance virevoltant dans ses yeux. Elle replaça quelques mèches derrière son oreille avant de déclarer :

- A vrai dire, je comptais rentrer chez moi, mais cet homme m’a suivie et je ne voulais en aucun cas qu’il le fasse jusqu’à mon logement. Du coup, je me suis arrêtée ici, pensant bien faire…

Elle finit par se détourner vers le tableau accroché sur les vitres de l’abri pour voir le passage du prochain bus dans le sens du retour : il commençait à se faire tard, les bus desservaient les stations avec un temps plus espacé et bientôt, il n’y en aurait plus. Elle ne devait donc pas se louper, sinon, elle était bonne pour rentrer à pieds… Et autant dire qu’après ce qu’il venait de se passer, c’était la dernière chose qu’elle souhaitait faire, pour une fois. Pourvu qu’elle ne croise pas un autre timbré sur la route…

Amber resta néanmoins attentive aux paroles de son « sauveur ». Elle tenait à savoir s’il avait fait ça pour réellement la sauver, ou dans une intention nettement plus mauvaise.
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MessageSujet: Re: Pause Sandwich !   Sam 9 Mar - 0:01

Lorsqu'il lui avait fait la leçon, il sentit la jeune femme se braquer soudain et l'éclat de confiance dans ses yeux se déflagrer en méfiance pure. Elle baissa les yeux pour glisser une mèche de ses cheveux derrière l'une de ses oreilles, entreprenant de s'expliquer sur sa conduite.
- À vrai dire, je comptais rentrer chez moi, mais cet homme m’a suivie et je ne voulais en aucun cas qu'il le fasse jusqu'à mon logement. Jusque là, c'était logique. Kaos opina du chef, l'intimant à poursuivre. Du coup, je me suis arrêtée ici, pensant bien faire… Un peu illogique, mais ça se comprenait. Elle avait paniqué, c'était normal. Surtout que cet autre malotru qui l'avait suivi et qui lui avait mit la main sur sa bouche n'avait pas une stature réconfortante. Sa musculature sèche soulignait son acuité au combat - normal, pour un habitué du quartier de Roosevelt. En y repensant, Kaos perdit la sévérité dans son regard afin de prendre un air plus pensif. Il appuya sa joue sur son sandwich, comme s'il calculai les données, pesant le pour et le contre, cherchant à savoir s'il devait continuer d'aider cette jeune demoiselle, ou de la laisser à son sort. Celle-ci se détourna vite, posant son doigt sur l'affiche où étaient inscrits les heures et les trajets des autobus. De son côté, le jeune homme claqua ses dents sur son sandwich afin de libérer ses mains, les glissant dans ses poches. À l'insu de l'autre, il matérialisa son cellulaire dans le creux de sa main, sortit sa main de sa veste et lorgna sur l'écran de l'appareil.
- Vfinvt teures Vfarantfe-frois, parvint-t-il à bafouiller, les lèvres pincées sur le reste de son repas. Il glissa son cellulaire dans ses poches, grugeant le reste de son sandwich des lèvres. Il l'engloutit desuite, poussant après un petit soupir rassasié. Il se reprit.
- Mpt, il s'essuya le bord de la bouche, à cette heure-ci, je vous conseille d'éviter de traînasser dans les autobus ou dans les rues. Vous êtes tombé sur UN type, par chance. Maintenant imaginez que plus il est tard, moins il y a d'honnêtes citoyens qui courent les rues - ou qui se déplacent en autobus. Plus il est tard, plus il y a de risques, surtout à Roosevelt. Il porta la main à sa bouche, relâcha un petit rot, et tourna sa tête en direction du trottoir menant au labyrinthe de ruelles, qui débouchait vers le bar. Il s'étira en voûtant son dos, puis, après avoir aplatit sa main sur la tête de la jeune fille afin de lui ébouriffer quelques mèches, Kaos fit volte-face, s'éloignant à reculons, sur un sourire taquin.
- Ha-ha, mais tu trouveras ton chemin j'en suis certain. Alors bonne soirée à toi ! d'un petit saut, il enjamba habilement le malotru sonné au sol, se dirigeant déjà vers le trottoir. Un tour à l'Underdog n'était pas de refus !
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MessageSujet: Re: Pause Sandwich !   Sam 9 Mar - 5:29

Alors qu’elle allait elle-même consulter l’écran de son téléphone portable, cherchant dans les petites poches de son sac, la voix du jeune homme, derrière elle, balbutia quelque chose qu’elle ne comprit pas sur le coup, mais qu’elle parvint à transformer mentalement : il était vingt heures quarante trois. Les bus passaient chacun à vingt minutes d’écart environ, et le dernier desservait aux alentours de vingt-deux heures. Elle avait encore une heure de marge, mais… C’était vite passé. Rentrer le plus tôt serait donc le mieux. Le prochain était indiqué à vingt-et-une heures… Elle avait encore quinze minutes à tenir ici. Allez, ce n’était rien, non ?...

Amber finit par se retourner au moment où son sauveur terminait d’engloutir son sandwich. Rapidement, elle le détailla du regard : deux yeux bleus qui avaient quelque chose de rassurant, des cheveux bruns, un nez assez proéminent qui lui donnait pourtant un air sympathique… La seule chose qui pouvait vraiment laisser perplexe était son bouc et notamment sa barbe et sa moustache mal rasées. Il n’en était pas au point de pouvoir être comparé à l’agresseur d’Amb’, mais elle interprétait tout ce qu’elle voyait comme s’il s’agissait de signes, bons ou mauvais.

- A cette heure-ci, je vous conseille d'éviter de traînasser dans les autobus ou dans les rues. Vous êtes tombé sur UN type, par chance. Maintenant imaginez que plus il est tard, moins il y a d'honnêtes citoyens qui courent les rues - ou qui se déplacent en autobus. Plus il est tard, plus il y a de risques, surtout à Roosevelt.

Face à l’avertissement de son interlocuteur, Amber ne put que déglutir. Elle jeta un coup d’œil circulaire autour d’elle, pour vérifier s’il y avait du monde dans le coin : à part les gens qui s’étaient rués sur l’homme qui l’avait suivie et ceux qui téléphonaient – probablement pour appeler les secours –, il semblait n’y avoir aucun danger pour le moment. Oui, mais c’était bien ça pour le problème… Pour le moment. Et elle savait à quel point ce genre de situations pouvait vite arriver.

Le rôt plus ou moins dissimulé de son sauveur la rappela à la réalité… Mais pas assez vite pour contrer son mouvement. En quelques secondes, les quelques mèches qui se perchaient au dessus de ses cheveux et sur son front devinrent un vrai carnage. Amb’ grimaça : ce n’était pas parce que sa chevelure était courte et relativement facile à coiffer que ça donnait le droit à n’importe qui de lui ébouriffer ! Elle se détourna alors vers la vitre de l’abribus pour entreprendre de les remettre plus ou moins en place, tandis que derrière elle, une voix s’éleva :

- Ha-ha, mais tu trouveras ton chemin j'en suis certain. Alors bonne soirée à toi !

Amber aperçut enfin le reflet du jeune homme dans la vitre, à quelques mètres derrière lui. Comment ça… Il s’en allait ?! Elle fit volte-face, abandonnant son coiffage express, dardant son regard inquiet sur son sauveur. Son cerveau s’agita : il ne cherchait pas à la connaître davantage ? Il n’attendait même pas le bus avec elle ? Il n’avait même pas demandé si elle voulait qu’il la raccompagne ?!... Elle ne l’avait pas quitté des yeux. Il adoptait une démarche assurée, passant au dessus du corps de l’homme sans même apporter plus d’attention aux personnes qui s’écartèrent sur son chemin. Décidément, son sauveur semblait être quelqu’un de bien… Quelqu’un de simple et de bien.

Amb’ tressaillit : ni une, ni deux, elle se jeta à sa poursuite, bien qu’il soit encore dans son champ de vision.

- Hééé attendez !

Elle n’avait même pas fait attention au fait qu’il l’avait tutoyée. Dans tous les cas, elle était bien trop polie pour le faire en retour, surtout avec un illustre inconnu... Son sauveur, certes, mais un illustre inconnu tout de même. Elle finit par arriver à sa hauteur, s’arrêtant dans un minuscule dérapage contrôlé, son sac voltigeant de l’autre côté de son bassin.

- Serait-ce trop vous demander que de…

Amber marqua une pause. Devait-elle lui proposer d’attendre avec elle ou carrément de l’accompagner jusqu’à chez elle ? Elle opta rapidement pour la deuxième solution… Elle avait encore une dizaine de minutes pour y réfléchir, de toute façon.

- … Rester avec moi jusqu’à ce que mon bus passe ? C’est que…

Elle regarda brièvement autour d’elle, l’air méfiante.

- … Je ne suis pas vraiment rassurée, seule, ici.
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MessageSujet: Re: Pause Sandwich !   Mar 12 Mar - 3:24

Il fit fi de l’attroupement autour du corps, se détachant avec désinvolture du tumulte et de poser la semelle de son soulier sur le trottoir. À peine l'eut-il foulé qu'il dut s'interrompre.

- Hééé attendez ! l'interpella soudain la voix de la damoiselle en détresse de plus tôt. Elle se freina brusquement, son sac dodelinant dans le mouvement. Kaos s'arrêta de marcher en laissant son pied en suspension, pour pivoter du tronc et du bassin afin de croiser son regard. Et de s'y accrocher. L'autre reprit son souffle. Elle avait précipitamment avalé la distance qui le séparait de l'abribus!
- Serait-ce trop vous demander que de… Kaos déposa son pied en l'air, reculant les épaules, les mains toujours dans les poches, une moue un peu perplexe au visage. Un mouvement ténu perturba momentanément sa concentration, mais il se redressa vite et redevint attentif à cette inconnue.
- … Rester avec moi jusqu’à ce que mon bus passe ? C’est que… Un bref regard autour d'elle lui assura qu'ils étaient hors de danger. Hélas, lorsqu'elle se retourna vers lui, une ombre se leva à son insu, se coulant vers eux avec lenteur .
- … Je ne suis pas vraiment rassurée, seule, ici.
- Hey, vous êtes pas vr—
—Et y a d'quoi, grommela une voix étouffée en guise de réponse. C'était le malotru qui s'était relevé, s'approchant, la démarche lourde.
- ... !!
Kaos rata un battement, fixant d'yeux écarquillés la figure de l'homme - qui devait être bien plus costaud que lui! - qui s'avançait vers eux. Il ne se laissa pas rêvasser longtemps qu'il sortit de sa torpeur. Réagissant au quart le tour, Kaos empoigna le poignet d'Amber et la tira avec force avec lui, alors qu'il détalait déjà, écrasant l'une de ses godasses dans une flaque qui l'éclaboussa dans sa foulée.
- COURS ! Il lui admonesta sur une voix forte, les paupières révulsés sur deux yeux écarquillés. Il fila comme une flèche, La traînant avec lui sur le trottoir, cherchant à s'engouffrer dans les ruelles - ou plutôt, le labyrinthe de ruelles. Il entendait derrière lui le tambour que faisaient les pas de l'autre homme en le pourchassant.

Une chose était sûre, l'homme ne se ferait pas prendre deux fois par le même coup! Kaos l'avait eu par surprise, la première fois. Réitérer le même geste pouvait s'avérer dangereux. Pas question de se transformer en loup, pas devant la demoiselle en détresse, ou les quelques passants qui s'étaient écartés après que le blessé ne se soit relevé...
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MessageSujet: Re: Pause Sandwich !   Mar 12 Mar - 18:18

Sa demande eut l’effet attendu : le jeune homme s’était arrêté, prenant une étrange position pour l’écouter. A le voir, il semblait avoir plutôt hâte de partir… Peut-être avait-il quelque chose de prévu ? Mais dans ce cas-là, il lui aurait dit ? Non, bien sûr que non. Ce qu’il était et ce qu’il faisait ne la regardait absolument pas… Et de toute façon, elle n’avait aucun moyen de vérifier ses hypothèses. Cela ne pouvait être qu’une impression, aussi… Quoi qu’il en soit, c’était déjà quelques minutes de gagnées à Amber pour ne pas rester seule à attendre dans l’abribus.

- Hey, vous êtes pas vr—
- Et y a d'quoi.

Les paroles qui s’élevèrent dans le dos de la jeune femme firent hérisser son échine. Elle tressaillit autant de surprise que de peur, reconnaissant subitement à qui cette voix appartenait… Elle avait beau ne l’avoir entendue que très peu de fois, elle n’en était pas pour le moins restée marquante… Et il lui faudrait probablement un certain temps avant de parvenir à l’oublier. Amb’ hésita un instant à se retourner, angoissée à l’idée que l’homme soit déjà assez proche pour réattaquer, mais sa curiosité la fit pivoter sans même demander l’avis de sa raison : son agresseur se tenait sur ses deux pieds, un peu courbé en avant, la figure légèrement rougie et déformée par le coup que lui avait porté le jeune homme… Et visiblement, il n’était pas content. Mais alors, pas du tout !

Paralysée par la peur, Amber resta ainsi sur place, à l’observer avec ses yeux écarquillés. L’angoisse était telle que de la sueur s’était mise à couler sur son front et que ses mains étaient devenues moites. Elle savait que s’il s’était relevé, ce n’était certainement pas pour se faire avoir de nouveau… Et elle redoutait plus que tout son éventuel plan B.

Alors que l’agresseur n’était qu’à quelques pas d’elle et s’apprêtait à tendre le bras pour l’attraper, quelque chose empoigna son poignet : dépassée par les événements, elle se laissa emporter par cette entité : peu importe ce qu’elle lui voulait, tout ce qui lui importait, c’était de fuir le plus loin possible de cet homme au regard assassin.

- COURS !

Comme un violent rappel à l’ordre, l’autre voix – qu’elle connaissait aussi, désormais – lui fit soudainement réaliser dans quelle posture elle se trouvait : le retour à la réalité fut relativement brutal. Elle se rendit compte que ses jambes étaient en train de courir d’elles-mêmes, les sentant tout à coup travailler anormalement. En effet, la jeune femme n’était pas vraiment sportive et ses muscles, sous l’effort si soudain, la tiraillèrent…

Détachant son attention de ce détail qu’elle caractérisa rapidement comme secondaire, Amb’ riva enfin son regard sur le jeune homme qui la sauvait une seconde fois. Elle ignorait où il l’entraînait, mais elle le suivrait : sa survie en dépendait presque à coup sûr… Tournant la tête, elle chercha l’homme de ses yeux ambrés : il les coursait, mais il semblait petit à petit perdre en vitesse… Cinq minutes encore, et ils parviendraient à les semer… Ses muscles lui permettraient bien cela, pour une fois, non ?...
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MessageSujet: Re: Pause Sandwich !   Ven 15 Mar - 15:58

Ils suivirent le trottoir avant de bifurquer sèchement en direction des ruelles, s'engageant à toute hâte dans le dédale. Kaos parvenait à ignorer le bruit de sa course ainsi que de celui de la demoiselle, cherchant plutôt à entendre celui de leur poursuivant. Il entendit leur poursuivant troquer sa course pour une cadence plus lourd,e plus lente, comme s'il ralentissait. Avait-il abandonné l'idée de les pourchasser ? Ça n'allait pas. Kaos ralentis son rythme, plissant les paupières, pivotant sur lui même pour jogger à reculons, s'assurant bien sûr de changer la main qui tenait le poignait de l'étrangère sans nom. Il posa le tranchant de l'autre à son front pour la mettre en visière, cherchant à discerner l'ombre ou la silhouette de leur poursuivant. Rien. Kaos se retourna vers l'avant, empoigna de nouveau le poignet d'Ambre, et, d'un mouvement du bras, la força à s'approcher un peu plus.

Si leur poursuivant était un habitué du quartier Roosevelt, il devait sans doute connaître le labyrinthe de ruelles comme sa poche. C'était donc impossible qu'il ait renoncé de les pourchasser aussi facilement. Peut-être s'était-il arrêté afin de contacter des complices? Une perle de sueur roula sur le front de Kaos: des complices. Ça ne lui était même pas venu à l'esprit. De sa main libre, il tapota son front afin de remettre un pied dans la réalité, se retournant vers Amber. La protéger. Il était maintenant son protecteur. Il l'avait protégée contre le malotru, il était forcé de la protéger une deuxième fois.

Plus ils joggeaient, plus Kaos se rendit compte qu'il connaissait les lieux. Oui, c'était là qu'il avait rencontré Alexa ! Et Alexa l'avait ensuite mené à l'Underdog! Il s'arrêta de marcher, pilant net. L'Underdog! Il en avait oublié l'Underdog ! Il sortit de sa torpeur.
- Okay, il fit enfin, un peu à bout de souffle, reprenant sa marche aux longues foulées. Je t'amène à L'Underdog le temps de cogiter à un plan pour que tu puisses rentrer chez toi. L'autobus, pour ce soir, c'est mort, compris ?
Il lui tira un sourire navré, relâchant sa poigne.
- Si ça se trouve, il doit attendre près de l'arrêt. Il est pété grave.
Il tourna sa tête, les yeux ronds.
- ...Me dit pas que c'est un de tes amis !
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MessageSujet: Re: Pause Sandwich !   Sam 16 Mar - 7:44

Progressivement, les pas de l’homme qui les poursuivait s’estompèrent, au grand soulagement des muscles d’Amber. Elle sentait ses mollets la tirailler, faute de faire suffisamment de course pour les maintenir en état… Pourtant, elle marchait beaucoup, notamment lorsqu’elle avait du rangement à faire dans la grande bibliothèque où elle travaillait. Amb’ s’autorisa à ralentir un peu, remarquant que le jeune homme qui l’entraînait en fit de même : il s’était retourné pour courir à reculons, vérifiant que le malfrat ne les suivait effectivement plus, puis il rattrapa le poignet de la femme aux yeux ambrés qui eut un petit sursaut, surprise.

Ils bifurquèrent alors dans une rue. Elle ne savait absolument pas où elle était et où elle allait, suivant aveuglément Kaos, mais elle n’y fit guère attention. Sa survie comptait avant cela. Dans la pénombre, ils s’accordèrent une pause. Le sauveur d’Amber avait le front trempé, et la jeune femme les mains moites… Rien d’étonnant après tant d’action. De nouveau, il se retourna vers elle après avoir tapoté son front – sûrement une façon de le sécher, songea Amb’.

Ils reprirent alors leur course jusqu’à ce que Kaos troque son trot contre un pas pressé, observant les lieux. Enfin, la jeune femme se posa la question : où étaient-ils ? Elle accorda à son tour un regard aux alentours : quelques magasins indiqués par des panneaux lumineux, un peu plus de gens, dont certains qui les regardaient étonnement. Et si tout cela n’était qu’un piège ? Pas venant de son sauveur… Mais venant de l’autre malotru ? Si justement il les avait volontairement fait fuir pour les pousser à rejoindre ce lieu ?...

Dans ses pensées, Amber ne fit pas attention à l’arrêt brutal de son accompagnateur, dans lequel elle fonça fatalement. Elle tituba en arrière, un peu confuse, marmonnant un faible « pardon ».

- Okay.

Il semblait avoir perdu halène, coupant sa phrase avant de la reprendre.

- Je t'amène à L'Underdog le temps de cogiter à un plan pour que tu puisses rentrer chez toi. L'autobus, pour ce soir, c'est mort, compris ?

Mince, le retour !... Elle avait complètement oublié que son bus allait passer et qu’il s’agissait d’une des dernières lignes en fonction… Amber déglutit. Bon, au moins, il ne l’abandonnait pas comme ça, il comptait l’aider à trouver une solution pour qu’elle puisse rentrer chez elle… D’ailleurs, qu’était-ce que l’Underdog ? Un bar ? Une boîte de nuit ? Elle qui n’aimait pas beaucoup être avec du monde, elle allait devoir faire tous les efforts du monde pour surmonter cela…

- Mais…

Elle n’acheva pas sa phrase. De toute manière, elle n’avait pas grand-chose à dire… A part merci. Mais elle attendrait la fin de l’aventure pour cela ; ils n’en étaient pas encore sortis. Le jeune homme lui sourit, l’air désolé, relâchant son poignet qu’elle laissa mollement retomber contre son corps.

- Si ça se trouve, il doit attendre près de l'arrêt. Il est pété grave.

Ca, elle n’en était pas si sûre… Peut-être qu’il avait tout simplement fait une pause pour, lui aussi, réfléchir à un plan. Elle sentit une sueur froide lui glacer le dos lorsqu’elle imagina qu’il était possible qu’elle le recroise. Déjà, elle bannissait le bus… Jamais elle ne remontrait là-dedans. Elle songea alors à passer son permis… Si c’était un moyen plus sûr de se déplacer, elle n’était pas contre. Enfin, plus sûr… Tout était relatif.

- ... Me dit pas que c'est un de tes amis !

Amber interrogea Kaos du regard. Un de ses amis ? Le malotru ? Elle sourit nerveusement, secouant faiblement la tête. Ah ça non, elle était bien trop méfiante pour avoir des amis de ce genre !… Pour avoir des amis tout court, en fait. Bien qu’elle ait songé à pouvoir tisser un éventuel lien avec son sauveur… Elle lui devait bien cela.

- N’ayez crainte, répondit-elle finalement. Je sais choisir convenablement mes amis.

Dans un sens, ce n’était pas faux. Son sixième sens et sa suspicion lui permettaient de faire rapidement le tri et de voir qui semblait être à la hauteur... Ou non. Kaos, lui, faisait plutôt partie des personnes dont la présence ne dérangeait pas… Pour le moment. Avec le temps, elle savait qu’elle allait le vérifier. C’était ça, être un animal transformé : il fallait constamment être sur ses gardes… La moindre erreur pouvait coûter cher. Très cher.

Détournant ses yeux couleur ambre sur le paysage – si bien que l’on puisse appeler ces tristes ruelles ainsi -, elle remarqua l’enseigne lumineuse qui indiquait justement l’Underdog. Elle jeta un bref coup d’œil vers les vitres de l’établissement : Un bar. Et il avait l’air plutôt calme. Bon…

- C’est par ici ? déclara-t-elle en faisant quelques pas vers le lieu concerné, les yeux rivés sur Kaos.
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MessageSujet: Re: Pause Sandwich !   Sam 16 Mar - 14:31

- N’ayez crainte, répondit-elle finalement. Je sais choisir convenablement mes amis. Kaos poussa un soupir rasséréné, s'essuyant le front avec soulagement.
- Phew, souffla-t-il en relâchant la tension dans ses muscles. Au moins ils étaient assurés que ce malotru ne connaisse pas l'endroit où habitait sa proie. Et qu'il ne sache pas comment la faire souffrir de manière détournée, quoique ça, ça restait à voir. Si le quartier Roosevelt ne brillait pas dans une notoriété méliorative, on pouvait au moins se consoler à l'idée que nous n'étions pas responsable du malheur qui nous tombait dessus en le foulant: surtout la nuit. C'était quand la lune était haute que les opérations dites dans l'ombre se faisaient: transactions douteuses, commerces illicites, ouverture du marché noir sous-terrain, expériences peu scrupuleuses, beuveries imprudentes...

Mais tout ça n'était pas propre à Roosevelt. Lincoln n'était pas complètement blanc non plus. Roosevelt se contentait de porter le chapeau, si tant que ses rues, autrefois ordinaires et plus ou moins entretenues, avaient suivi dans la déchéance de sa réputation. Pour un humain, fréquenter de tels taudis était mal-vu, mais pour un loup, ou un quelconque animal, ce n'était qu'un dédale de rues entrelacées, vieillies par les déchets et l'odeur de pourriture. En somme, on pouvait considérer Roosevelt comme le dépotoir d'Éden. Amber, libérée de son étau ( Kaos avait lâché son poignet ) se mit à esquisser quelques pas dans une direction, tirant l'homme de ses rêveries.

- C’est par ici ?
Kaos se contenta de faire légèrement pivoter le haut de son corps et de dressa sa tête. Un bref regard lui suffit à y lire l'enseigne de l'Underog. Il acquiesça à Ambre en opinant du chef, levant un sourire ravi, et emboîtant le pas de la jeune femme en trottinant. Après avoir de nouveau glissé les mains dans ses poches, appuyé ses jointures dans le fond et laissé reposer ses doigts, il tressauta.
- ....Ah !
Il sautilla sur place avant de reprendre la marche, voûtant son dos.
- Si ça peut te rassurer, je suis pas certain qu'on te serve quoique ce soit si t'es mineure.
Il plissa les yeux, faisant la moue.
- Tu ES mineure, pas vrai ??

Le bar The Underdog, 20h49
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